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Extra - Miscalculation par edward-vampire

 Extra - Miscalculation par edward-vampire
Et voici un deuxième "extra" que l'on peut trouver en version originaleICI, sur le site de Stephenie!
Voici la traduction...
C'est la suite du premier "extra", mais du point de vue de Rosalie...
Bonne lecture!!

t-w-i-l-i-g-h-tUn bruit, presque inaudible – pas ici, environ cent mètres au nord – me fis sursauter. Ma main fermement serrée autour du téléphone, je le refermait et le cachait de la vue d'un possible arrivant, en un même mouvement.
t-w-i-l-i-g-h-tJe remis mes cheveux derrière mon épaule, jetant furtivement un coup d'oeil vers la forêt par les grandes fenêtres. La lumière était faible, croissante ; mon propre reflet dans la vitre était plus lumineux que les arbres et les nuages. Je regardais fixement mes yeux larges et effrayés, mes lèvres se courbant, aux coins, vers le bas, le petit pli vertical sur mon front...
t-w-i-l-i-g-h-tJe me ressaisis, effaçant l'expression de la culpabilité sur mon visage. Distraitement, je notais comment l'expression de férocité sciait à merveille à mon visage, contrastant délicieusement avec les épaisses ondulations dorées de mes cheveux. Parallèlement, mes yeux balayaient la forêt d'Alaska toujours sans le moindre signe de vie, et je fus soulagée de voir que j'étais encore seule. Le bruit que j'avais entendu n'était rien d'important – sûrement un oiseau, ou la brise.
t-w-i-l-i-g-h-tJe n'ai pas à me sentir soulagée, me dis-je à moi-même. Je n'ai pas à de me sentir coupable. Je n'avais rien fait mal.
t-w-i-l-i-g-h-tLes autres n'avaient-ils pas décidés de ne pas dire la vérité à Edward ? De le laisser vagabonder à jamais sans but alors qu'Esmé se lamentait constamment, que Carlisle ne prenait plus aucune décision de son propre chef et que l'habituelle joie d'exister d'Emmett sévaporait en même temps que grandissait sa solitude ? N'était-ce pas injuste ?
t-w-i-l-i-g-h-tDe plus, il n'y avait aucune raison de laisser Edward dans l'ignorance à long terme. Tôt ou tard il nous aurait trouvés, venu pour voir Alice ou Carlisle pour quelque raison, et il aurait découvert la vérité. Nous aurait-il remerciés d'avoir mentit en gardant le silence ? Je ne pense pas. Edward doit toujours tout savoir ; il avait toujours vécu pour cette sensation d'omniscience. Il serait d'une humeur massacrante, et nous l'aurions seulement aggravée par le fait de ne lui avoir rien dit et de n'avoir rien fait pour le prévenir, il me remercierait probablement d'être celle qui avait été assez courageuse pour être honnête avec lui.
t-w-i-l-i-g-h-tA des kilomètres de là, un faucon hurla ; le bruit me fit sursauter et je vérifiais par la fenêtre encore une fois. Mon visage avait gardé la même expression de culpabilité qu'avant, et je me contemplai dans la vitre. Était-ce une si mauvaise chose que de vouloir que ma famille soit à nouveau réunie ? Était-ce si égoïste de ma part de regretter la paix qui était la nôtre, notre franc bonheur que j'avais considéré comme acquis, ce bonheur qui a semblé partir en même temps que d'Edward ? Je voulais juste que les choses redeviennent comme elles l'étaient avant. Etait-ce donc si mal ? Ça ne me semblait pas si horrible. Après tout, je n'avais pas agi que pour moi-même, mais pour tout le monde. Pour Esmée, Carlisle et Emmett. Et pour Alice aussi. Je pense que j'aurais assumé... Mais Alice avait été tellement sûre que les choses se rétabliraient à la fin, qu'Edward ne pouvait pas rester loin de sa petite amie humaine.
Alice avait toujours fait partie d'un monde différent de celui dans lequel le reste d'entre nous vivait, fermé à clef par les constants changements du futur. Du fait qu'Edward était le seul qui pouvait faire parti de la réalité d'Alice, j'avais pensé que son absence causerait plus de dégâts sur elle. Mais elle était fermée, comme toujours, vivant en avant, son esprit dans un moment que son corps n'a pas encore atteint. Toujours ainsi calme.
t-w-i-l-i-g-h-tElle avait été assez effrayée quand elle avait vu Bella sauter, cependant...
Avais-je été trop impatiente ? Avais-je agi trop tôt ?
t-w-i-l-i-g-h-tJe pouvais être honnête envers moi-même, parce que dès qu'il sera rentré, Edward verra probablement un peu de mesquinerie dans ma décision de lui dire la vérité. J'étais obligée de reconnaître que c'était le cas. Oui, j'étais jalouse qu'Alice se soit sentie si bouleversée au sujet de Bella. Alice aurait-elle étée si traumatisée, si empreinte de panique si c'était moi qu'elle avait vu sauter du haut de la falaise ? Etait-elle obligée d'aimer cette humaine banale tellement plus qu'elle ne m'aimait, moi ?
t-w-i-l-i-g-h-tMais cette jalousie ne pesait pas grand chose dans la balance. Elle pouvait avoir précipité ma décision mais ne l'avait pas commandée. J'aurais appelé Edward de toute façon. J'étais sûre sûr qu'il préférerait mon honnêteté au silence préservateur des autres. Leur bontée était condamnable dès le début ;
t-w-i-l-i-g-h-tEdward serait revenu à la maison tôt au tard.
t-w-i-l-i-g-h-tEt maintenant, il pourrait revenir plus tôt.
t-w-i-l-i-g-h-tJe n'étais pas uniquement impatiente que ces choses qui m'avais tellement manquées redeviennent comme auparavant. Edward m'avait réellement manqué, lui aussi. Ses petites remarques sarcastiques et son humour noir – qui était plus en harmonie avec mon propre sens de l'humour qu'avec la nature blagueuse d'Emmett – me manquaient. Sa musique, sa stéréo hurlant des tubes, anciens comme récents, et le piano, le bruit d'Edward transcrivant ses pensé en mélodie harmonieuse me manquaient. Je m'ennuyait de l'Edward qui était avec moi dans le garage tandis que nous réparions nos voitures, le seul moment où nous étions en parfaitement en symbiose.
t-w-i-l-i-g-h-tMon frère me manquait. Il y avait peut-être des chances pour qu'il ne soit pas trop dur avec moi après avoir vu ça dans les pensées.
t-w-i-l-i-g-h-tSes pensées à lui n'aimeraient sûrement pas ça, je le savais. Mais plus vite il sera à la maison, plus vite tout reviendra à la normale, à nouveau...
t-w-i-l-i-g-h-tJe recherchais dans mon esprit une forme de peine pour Bella, et je fus heureuse de constater que je pleurais la jeune fille. Un peu. C'était déjà ça. Elle avait rendu Edward heureux comme jamais je ne l'avais vu avant. Naturellement, elle l'a également rendu plus malheureux que toute autre chose dans son siècle d'existence. Mais la paix que sa présence avait fait régner pendant les quelques courts mois de sa présence me manquait. Je regrettais vraiment sa perte.
t-w-i-l-i-g-h-tGrâce à ça je me sentie mieux vis-à-vis de moi-même. Je souriais à mon visage dans la vitre, encadré par mes cheveux d'or dans la longue et confortable salle de séjour aux murs rouges de Tanya, et j'appréciais la vue. Quand j'ai souri, il n'y avait aucun homme, aucune femme sur cette planète, mortel ou immortel, qui pouvait rivaliser avec ma beauté. Etait-ce une pensée soulageante ? Peut-être n'étais-je pas la personne avec laquelle il était le plus facile de vivre. Peut-être était-je superficielle et égoïste. Peut-être aurais-je développé un meilleur caractère si j'avais été née avec un visage et un corps communs et ennuyeux. Peut-être aurais-je étée plus heureuse de cette façon. Mais c'était impossible à prouver. J'étais belle ; c'était quelque chose sur laquelle je pouvais compter.
t-w-i-l-i-g-h-tJe souris encore plus.
t-w-i-l-i-g-h-tLe téléphone sonna et je serrais automatiquement la main, bien que le bruit soit venu de la cuisine, et non de mon poing.
t-w-i-l-i-g-h-tJe fus immédiatement certaine que c'était Edward appelant pour vérifier l'information que j'avais fournie. Il n'avait pas confiance en moi. Il me pensait assez cruelle pour faire une plaisanterie pareil, apparemment. Mes yeux lançaient des éclairs lorsque je me dirigeais vers la cuisine pour répondre au téléphone de Tanya.
t-w-i-l-i-g-h-tLe téléphone était au bord de la longue table qui servait de plan de travail. Je l'avais dans les mains avant même que la première sonnerie ait fini de retentir, et je me retournais vers les grandes portes fenêtre lorsque je répondis. Je ne voulais pas l'admettre, mais je guettais le retour d'Emmett et de Jasper. Je ne voulais pas qu'il n'entendent parler à Edward. Ils se mettraient en colère...
t-w-i-l-i-g-h-t« Oui ? » demandais-je.
t-w-i-l-i-g-h-t« Rose ? Il faut que je parle à Carlisle. Tout de suite, » lâcha sèchement la voix d'Alice.
t-w-i-l-i-g-h-t« Oh, Alice ! Carlisle chasse. Qu'est-ce qui ...?
t-w-i-l-i-g-h-t« Très bien, dès son retour, alors. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Qu'est-ce qu'il y a ? Je lui demanderai de vous rappeler lorsqu'il rentrera ... »
t-w-i-l-i-g-h-t« Non, » coupa-t-elle encore.« Je serai bientôt dans l'avion. Dis-moi, tu as des nouvelles d'Edward ? »
t-w-i-l-i-g-h-tMon estomac se noua et sembla tomber au fond de mon abdomen. Le sentiment que cela apportait avait un étrange goût de déjà-vu, un faible brin de ma mémoire humaine,longtemps disparu. Nausée...
t-w-i-l-i-g-h-t« Et bien, oui, Alice. En fait, je viens de lui parler. Il y a quelques minutes de ça. » Pendant une brève seconde je fus très attirée par l'idée de dire à Alice que c'était Edward qui m'avait appelée, comme si cela n'était qu'une coïncidence. Mais naturellement il n'y avait aucun avantage à mentir. Edward sera déjà assez en colère contre moi lorsqu'il rentrera pour ne pas en rajouter. « Carlisle et toi aviez tort, » dis-je. « Edward n'apprécierait pas d'être trompé de la sorte. Il voudrait la vérité. Il la voulait. Donc je le lui ai donné. Je l'ai appelé... Je l'ai appelé, plusieurs fois, » admis-je. « Jusqu'à ce qu'il décroche. Laisser un message aurait été une... mauvaise idée. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Pourquoi ? » haleta Alice. « Pourquoi as-tu fait ça, Rosalie ? »
t-w-i-l-i-g-h-t« Parce que plus vite il aura surmonté ça, plus vite tout rentrera dans l'ordre. Ça n'aurait pas été plus facile pour lui avec le temps donc pourquoi attendre ? Le temps n'y changera rien. Bella est morte. Edward sera triste et puis il surmontera cette épreuve. Mieux vaut que cela arrive maintenant que plus tard. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Et bien, tu as eu tord à tous les points de vue, Rosalie. Ce qui nous pose un problème, tu ne crois pas ? », demanda Alice d'un ton féroce et méchant.
t-w-i-l-i-g-h-tTord à tous les points de vue? Je clignais des yeux rapidement, essayant de comprendre.
t-w-i-l-i-g-h-t« Bella est vivante ? » chuchotais-je, ne croyant pas ces mots. J'essayais juste de mettre le doigt sur les points auxquels Alice faisait référence.
t-w-i-l-i-g-h-t« Oui, je te le confirme, elle se porte comme un charme. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Comme un charme ? Tu l'as vu se jeter d'une falaise ! »
t-w-i-l-i-g-h-t« J'avais tort. »
Les mots sonnaient si étrangement dans la voix d'Alice. Alice, qui n'avait jamais tort, qui n'était jamais attrapée par surprise...
t-w-i-l-i-g-h-t« Comment ? », chuchotais-je.
t-w-i-l-i-g-h-t« C'est une longue histoire. »
Alice avait tort. Bella était vivante. Et j'avais dis à...
t-w-i-l-i-g-h-t« Super, tu as mis un sacré désordre, » grognais-je, transformant ma contrariété en accusation. « Edward va être furieux quand il reviendra à la maison. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Tu as tout faux là-dessus aussi, figure toi, » dit Alice. Je pouvais entendre qu'elle parlait entre ses dents. « D'où mon appel... »
t-w-i-l-i-g-h-t« Faux à propos de quoi ? Edward vient à la maison ? Bien sûr qu'il viendra. », riais-je moqueusement. « Quoi ? Tu penses qu'il va nous faire son Roméo ? Ha ! Comme certains romantique stupides - »
t-w-i-l-i-g-h-t« Oui, » siffla Alice, sa voix comme la glace. « C'est exactement ce que j'ai vu. »
La dure conviction de ses mots rendit les genoux bizarrement chancelants. Je m'appuyais contre le mur le plus proche – soutenant mon corps dur comme du diamant qui ne devait probablement pas en avoir besoin. « Non. Il n'est pas aussi stupide. Il... il devrait se rendre compte que... »
t-w-i-l-i-g-h-tMais je ne pouvais pas finir ma phrase, parce que je voyais dans ma tête, une vision me concernant. Une vision de moi. Une vision impensable de ma vie si d'une façon ou d'une autre Emmett cessait d'être. Mon frison ne fut pas à la hauteur de l'horreur de l'idée.
t-w-i-l-i-g-h-tNon – il n'y avait aucune comparaison. Bella était juste une humaine. Edward ne voulait pas qu'elle devienne immortelle, donc ce n'était pas pareil. Edward n'a pas pu ressentir la même chose !
t-w-i-l-i-g-h-t« Je... Je ne voulais pas que ça se passe comme ça, Alice ! Je voulais juste qu'il revienne à la maison ! » Ma voix était presque un hurlement.
t-w-i-l-i-g-h-t« C'est un peu tard, Rosalie, » me dit Alice, plus dur et plus froidement qu'avant. « Garde tes regrets pour quelqu'un qui acceptera de les gober. »
t-w-i-l-i-g-h-tIl y eût un clic, et puis une tonalité.
t-w-i-l-i-g-h-t« Non, » chuchotais-je. Je secouais ma tête pendant un moment. « Edward doit impérativement venir à la maison. »
t-w-i-l-i-g-h-tJe regardais fixement mon visage dans le carreau de la porte fenêtre, mais je ne pouvais plus le voir . Il était juste une souillure difforme de blanc et d'or.
t-w-i-l-i-g-h-tPuis, par delà la souillure, au loin dans le bois, un arbre énorme vacilla. Emmett.
J'ouvris la porte à la volée pour sortir. Elle frappa brusquement contre le mur, mais le bruit était lointain derrière moi car je courrais déjà dans l'herbe verte.
t-w-i-l-i-g-h-t« Emmett ! » Criais-je. « Emmett, je t'en conjure, aide-moi ! »

# Posté le mardi 26 février 2008 17:42

Modifié le dimanche 11 mai 2008 19:01

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