Les personnages secondaires...

_______________________________________

LES PERSONNAGES SECONDAIRES

_______________________________________

______________________

Les parents de Bella...
______________________

Charlie et Renée se sont mariés à l'âge de 18 ans. Puis, Renée décida de quitter Forks avec Bella alors que celle-ci n'était qu'un bébé. Elles s'installèrent à Phoenix où elle rencontra Phil avec qui elle se maria.
Bella partira alors vivre chez son père, resté à Forks.


Charlie sera incarné par Billy Burke
Renée sera incarnée par Sarah Clarke
Phil sera incarné Matt Bushell

_______

La Push
_______

Billy est le père de Jacob Black
Il sera incarné par Gil Birmingham

Sam Uley est le premier des adolescents de La Push à être devenu loup garou...(et ce sera lui qui retrouvera Bella dans la forêt le jour où Edward s'en va dans Tentation)
Il sera incarné par Solomon Trimble

Embry Call est l'un des meilleurs amis de Jacob (avec Quil), à La Push. Lui aussi devient un loup garou, alors que Jacob ne s'est pas encore transformé. Ne pouvant rien lui dire, Jacob pense perdre son ami qui, en fait, ne peut rien lui réveler tant que Jacob ne s'est pas lui-même transformé.
Il sera incarné par Krys Smokey-Desperado
____________

Les élèves (et Mr Banner, dont le nom a été changé en Mr Molina)
____________

A son arrivée à Forks, Bella est très remarquée. Elle fera ainsi la connaissance de plusieurs élèves:
Mike et Eric, qui semble assez attirés par elle, ainsi que Jessica et Angela (et également Tyler avec qui elle a un accident)
Autant Jessica est bavarde, autant Angela est discrète! Bella finira par apprécier cette dernière.


Mike sera incarné par Michael Welch
Eric sera incarné par Justin Chon
Jessica sera incarnée par Anna Kendrick
Angela sera incarnée par Christian Serratos
Tyler sera incarné par Gregory Tyree Boyce
Mr Molina sera incarné par Jose Zuniga


_____________________

Les mauvais vampires...
_____________________

A la fin du premier tome arrive un groupe de 3 vampires : James, Laurent et Victoria.
Laurent semble au premier abord être le leader .
On apprendra par la suite que le véritable chef de ce groupe est James, en couple avec Victoria.
Celui-ci traquera Bella, mais il se fera tuer par Edward. Victoria n'aura de répit qu'une fois son conjoint vengé...
Y arrivera-t-elle? (Lisez le livre! :p)


James sera incarné par Cam Gigandet
Victoria sera incarnée par Rachelle Lefevre
Laurent sera incarné par Edi Mue Gathegi


Vos réactions?
Êtes-vous satisfaits de ces choix?
Les personnages secondaires...

# Posté le dimanche 24 février 2008 20:09

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 15:12

Stephenie et ses personnages...

Stephenie et ses personnages...
.
.

Stephenie a passé un week end sur le plateau de tournage...
Voici le mot qu'elle a laissé sur son site officiel

Hey guys, I thought you might enjoy a couple of pictures from my weekend on the set of Twilight the movie.
It was an amazing time; I had the chance to visit some of the film sites (Oregon is gorgeous!), go through the story boards (if just scanning through the sketches is so exciting, I can only imagine how much more thrilling the live action will be), watch some brief videos of stunt work (ouch! but so cool), and even catch a little bit of a vampire baseball game (look out—James is a ringer).
My favorite part was dinner with some of the cast and crew. You don't know surreal until you sit down at a table with people out of your imagination.
It was more than a little bit disturbing how pretty everyone was, and who knew movie stars were so nice?
Anyway, if you ever get a chance to visit the set of a movie based on a book you wrote, I definitely recommend that you go for it.

Stephenie Meyer

Traduction...

Salut tout le monde, j'ai pensé que vous pourriez apprécier quelques photos de mon week-end
sur le plateau du film de Fascination.
C'était génial ; J'ai eu la chance de visiter quelques lieux du film (l'Oregon est magnifique! ), et de lire quelques scripts (la ressemblance avec le livre est vraiment excitante, je ne peux même pas imaginer à quel point l'action sera plus palpitante), j'ai aussi regardé des vidéos de cascades ( aïe ! Mais si cool), et même une batte de baseball de vampire (et James est parfait, comme je me l'imaginais).
Ma partie préférée était le dîner avec quelques acteurs et l'équipe du film. Vous croyez que c'est irréel jusqu'à ce que vous vous retrouviez assis avec des gens tout droit sortis de votre imagination!
C'était plus que déroutant de voir comment ces personnes étaient agréables! Et qui aurait crû que des stars de cinéma étaient si gentilles ?
De toute façon, si vous avez la chance de visiter le tournage d'un film basé sur le livre que vous avez écrit, je vous recommande vivement d'y aller !
Stephenie Meyer

_____________________________________________________________

Ajout du 16 avril 2008

Stephenie est retournée sur le plateau...
Voici la traduction de ce qu'elle a écrit sur son site officiel:


En parlant de cette photo...
C'est moi, avec les "humains" et la directrice Catherine Hardwicke, dans la cafétéria du “lycée de Forks”.
J'ai pu voir le tournage des scènes importantes qui se déroulaient à la cafétéria et j'ai vu comment les acteurs incarnaient à la perfection ces personnages d'humains.
Les regarder être Mike, Eric, Jessica, Angela et Tyler m'a fait ressentir une sensation étrange... comme si tout cela pouvait devenir réel ! Greg (Tyler) voulait nous faire savoir à tous que Bella choisirait définitivement un gars avec un super van plutôt qu'un vampire.

Histoire drôle :
Le 1er avril, je suis allée sur le tournage, et ils filmaient la scène où Bella est à l'hôpital avec Charlie (Billy Burke) et Carlisle (Peter Facinelli), après l'accident avec le van de Tyler.
Entre les prises, Peter est venu aux moniteurs où j'étais avec Nikki Reed (Rosalie) et les producteurs Greg Mooradian et Gillian Bohrer.
Nikki et moi étions en train de parler de la façon dont se retenait Kellan Lutz (Emmett Cullen) pour ne pas manger lorsqu'il tournait la scène dans la cafétéria avec les autres Cullen (Kellan a toujours faim).
Greg a posé la même question qu'un grand nombre de personnes : Qu'est ce qu'il se passe lorsqu'un vampire mange de la nourriture ? (Il faisait référence à la scène où Edward mange un bout de pizza dans le livre). Je lui ai donc expliqué.
Peter écoutait tout ce que je disais et ensuite lui et moi avons eu la conversation suivante (Je ne me souviens plus très bien exactement, je n'ai pas une mémoire de vampire) :

Peter : Donc les vampires ne mangent jamais de nourriture ? Ils ne mangent jamais à la maison ?
Moi : Non, bien sûr que non.
Peter : Huh
Moi : Pourquoi me demande tu ça ?
Peter : Eh bien ... quand nous étions en train de filmer une scène dans la maison des Cullen, Esme m'a apporté un bol de raisin sec. J'en ai mangé durant toute la scène. Je ne pense pas qu'ils vont couper la scène .... Je suppose que ça n'aura pas de sens si Carlisle faisait ça ?
Moi (légèrement paniqué) : Eehe, non ça n'en aurait pas...!
Peter : Oh, bien
Moi : ....
Peter : Ah, au fait, Poisson d'Avril !
(Au moins, j'aurait retenu qu'il peut parfaitement convaincre quelqu'un.
Peter est un excellent acteur.
Il a aussi eu Kristen (Bella) au dîner, donc je n'étais pas la seule!)


6 faits amusants du tournage :
1) En observant une scène très intense entre Bella et Edward, la fille qui était à côté de moi est littéralement tombé de sa chaise (je pense qu'elle n'avait plus d'os). Elle a aussi dût arrêter de respirer pendant quelques secondes.
2) Mike Welch (Mike) sait danser
3) Faire un câlin à Kellan Lutz est très proche de faire un câlin à un vampire, il est fait de granit. (Mais s'il vous plaît n'essayer pas de lui en faire un sans sa permission. Merci)
4) Portland est trop froid pour n'importe qui. Mais spécialement pour ceux qui viennent d'Arizona.
5) Jackson Rathbone (Jasper) peut réellement jouer de la guitare. Notre goût pour la musique n'est pas exactement le même mais on aime tout les deux Creep de Radiohead et il me l'a donc joué.
6) Comme vous pouvez l'imaginer, quand je suis sur le plateau, je dois me pâmer uniquement dans ma tête. De toutes façons j'ai un excellent visage pour le poker (Stephenie veut dire par là qu'elle arrive à controler ses émotions! ^^)

Pour conclure, j'aimerai parler de Rob et de Kristen, qui sont les vrais c½urs de ce film.
Premièrement, ils sont tous les deux d'excellents acteurs.
Deuxièmement, ils font Edward et Bella comme personne.
Troisièmement, vous devriez apporter un sac en papier pour le film, parce qu'il y'a une alchimie entre eux qui peut causer une hyperventilation. (<--aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhh)

Stephenie.

__________________________________________________________

Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que Stephenie a l'air d'être une femme geniale!!
En plus d'avoir une imagination débordante et d'avoir écrit les livres les plus merveilleux qui soient, elle semble être extrêmement gentille, marrante, etc...
Elle a l'air très proche de ses fans et ça fait vraiment plaisir!
Enfin bref! Même si je sais qu'elle ne saura jamais ce que je pense d'elle, je tenais à le dire!
Bravo Stephenie!! Tu es sensationelle! :D

# Posté le dimanche 24 février 2008 21:11

Modifié le samedi 05 juillet 2008 14:52

Extra - Rosalie's newspar edward-vampire

 Extra - Rosalie's newspar edward-vampire
Voilà un "extra" de Tentation que l'on peut trouver en version originale sur le site officiel de Stephenie... ICI

Stephenie Meyer a décrit ici le passage où Rosalie annonce la mort de Bella à Edward... Ce n'est alors plu Bella le narrateur, mais Edward...
Voici la traduction pour ceux qui ne comprennent pas très bien l'anglais! :)
Bonne lecture!


Le téléphone vibra encore dans ma poche. C'était la vingt-cinquième fois en vingt-quatre heures. Je pensais ouvrir le téléphone pour regarder qui était en train d'essayer de me contacter. Peut-être était-ce important. Carlisle avait peut-être besoin de moi.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'y pensais, mais ne bougeais pas.
t-w-i-l-i-g-h-tJe n'étais pas vraiment sûr de l'endroit où j'étais. Un grenier sombre et bas, remplit de rats et d'araignées. Les araignées m'ignoraient et les rats me donnaient une couchette large. L'air était imprégné d'odeur d'une cuisine passée, de viande avarié, de sueur humaine et d'une solide couche de pollution réellement visible dans l'air humide, comme un film noir. Au-dessous de moi, quatre étages d'un appartement rachitique de ghetto. Je ne prenais même pas la peine de séparer les pensées des voix Espagnoles, que je n'écoutais pas vraiment. Je laissais juste les bruits me traverser. Sans signification. Tout cela n'avait pas de signification. Même mon existence n'avait plus de signification.
t-w-i-l-i-g-h-tLe monde n'avait pas de signification.
t-w-i-l-i-g-h-tMon front contre mes genoux, je me demandais combien de temps encore je serais capable continuer ainsi. Peut-être était-ce sans espoir. Ma tentative était peut-être condamnée à l'échec. De toute façon, je devrais cesser de me torturer et juste revenir à...
t-w-i-l-i-g-h-tL'idée était apaisante, tellement curatif - comme si ces mots contenaient un puisant anesthésiant, effaçant la montagne de douleur que je tentait de cacher – ces mots m'étourdirent.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'aurais pu partir maintenant, j'aurais pu y retourner.
t-w-i-l-i-g-h-tLe visage de Bella, toujours devant de mes yeux, me souriait.
t-w-i-l-i-g-h-tC'était un sourire de bienvenue, qui me pardonnait, mais il n'avait pas l'affectation que mon subconscient avait probablement prévu de lui donner.
t-w-i-l-i-g-h-tNaturellement, je ne pourrais pas y retourner. Après tout, ma douleur m'importait peu, en comparaison de son bonheur. Elle avait le droit de sourire, à l'abri de la crainte et du danger. Libérée du désir ardent d'un futur sans âme. Elle méritait mieux que ça. Elle méritait mieux que moi. Du moment où elle avait laissé tout cela derrière elle, elle avait formé un cercle autour d'elle, d'où j'était banni à tout jamais, peu importait la façon dont je me conduisais, maintenant que j'était, ici, loin d'elle.
t-w-i-l-i-g-h-tL'idée de cette séparation définitive était tellement plus intense que la douleur j'avais déjà. Mon corps le ressentait lui aussi. Bella était dans le monde auquel elle appartenait, auquel je n'appartiendrai jamais et je n'allai pas m'attarder à son entrée. Il faillai que je la laisse tranquille pour qu'elle puisse m'oublier définitivement.
t-w-i-l-i-g-h-tC'était ce que je voulais, mais il n'y avait aucune garantie. Dormir, rêver peut-être. Oui, là est l'embarra, citais-je. Sentirais-je toujours la torture de sa perte ?
t-w-i-l-i-g-h-tJe frissonnais encore.
t-w-i-l-i-g-h-tPeu importe : j'ai fait une promesse. Je lui avais fait la promesse de ne plus jamais revenir dans sa vie, de ne plus le mettre en danger. Je ne retournerais pas dans son monde. Mais ne pouvais-je rien faire pour elle? Rien du tout ?
t-w-i-l-i-g-h-tL'idée de revenir dans la petite ville nuageuse qui serait à jamais ma seule maison sur cette planète me traversa encore l'esprit.
t-w-i-l-i-g-h-tJuste pour vérifier... Juste pour voir qu'elle était saine et sauve... et heureuse. Ne pas m'en mêler. Elle ne saurais jamais que je suis venu...
t-w-i-l-i-g-h-tNon ! lançai-je, ma conscience reprenant le dessus sur mes divagations.
Le téléphone vibra à nouveau.
t-w-i-l-i-g-h-t« Zut, zut et zut, » grognai-je.
t-w-i-l-i-g-h-tJe pouvais exploiter cette distraction, supposai-je. J'ouvris le téléphone, et, pour la première fois depuis six mois, je ressenti un choc en analysant le numéro.
t-w-i-l-i-g-h-tPourquoi Rosalie m'appellerait-elle ? Elle était probablement la seule personne à apprécier mon absence.
t-w-i-l-i-g-h-tIl devait s'être passé quelque chose de vraiment grave pour qu'elle ait besoin de m'en parler. Soudainement, inquiet pour ma famille, je pris l'appel.
t-w-i-l-i-g-h-t« Quoi ? » demandai-je, tendu.
t-w-i-l-i-g-h-t« Ça alors ! Edward qui répond au téléphone. Je suis très honorée. »
t-w-i-l-i-g-h-tDès que j'entendis son ton, j'ai su que ma famille allait très bien. Elle devait juste s'ennuyer. Il était difficile de deviner ses motifs sans être guidé par ses pensées. Les raisonnements de Rosalie avaient toujours été des mystères pour moi. Ses impulsions étaient habituellement fondées sur la plus compliquée des logiques.
t-w-i-l-i-g-h-tJe refermai le téléphone.
t-w-i-l-i-g-h-t« Laissez-moi tranquille, » chuchotai-je sans personne pour m'entendre.
t-w-i-l-i-g-h-tNaturellement, le téléphone vibra immédiatement.
t-w-i-l-i-g-h-tContinuera-t-elle à appeler jusqu'à ce qu'elle ait réussi à me transmettre le message qu'elle avait projeté de transmettre pour me gêner ? Probablement. Cela prendrait des mois pour qu'elle commence enfin à se fatiguer de ce jeu. Je m'amusai à l'idée de la laisser essayer pendant six autres mois, souffla et répondis à nouveau.
t-w-i-l-i-g-h-t« Dépêches-toi. »
Les mots de Rosalie arrivèrent comme une rafale. « J'ai pensé que tu aurais voulu savoir qu'Alice était à Forks. »
t-w-i-l-i-g-h-tJ'ouvrais mes yeux et regardais fixement les poutres en bois pourri à un mètre de mon visage.
t-w-i-l-i-g-h-t« Quoi ? » Ma voix était plate, impassible.
t-w-i-l-i-g-h-t« Tu sais comment est Alice – elle pense qu'elle sait tout. Comme toi. » Rosalie riait sans humour. Sa voix contenait une pointe de nervosité, comme si elle n'était plus aussi sûre de se qu'elle faisait.
t-w-i-l-i-g-h-tMais ma fureur me rendait incapable de m'inquiéter pour le problème de Rosalie.
t-w-i-l-i-g-h-tAlice m'avait juré qu'elle suivrait mon exemple et resterait loin de Bella, bien qu'elle n'était pas d'accord avec ma décision. Elle avait promis qu'elle laisserait Bella tranquille...aussi longtemps que je le ferai. Apparemment, elle avait du penser que je ne résisterais pas à le douleur de notre séparation. Peut-être avait-elle raison à ce sujet...
t-w-i-l-i-g-h-tMais j'avais résisté. Pour l'instant. Ainsi que faisait-elle à Forks ? J'aurai voulu étrangler son cou frêle. Cependant, Jasper ne m'aurait jamais laissé m'approcher d'elle, une fois qu'il aurait ressentit la fureur qui m'inondait...
t-w-i-l-i-g-h-t« Tu es toujours là, Edward ? »
t-w-i-l-i-g-h-tJe ne répondis pas. Je pinçais l'arrête de mon nez avec le bout de mes doigts, me demandant s'il étaient possible pour un vampire d'avoir une migraine.
t-w-i-l-i-g-h-tD'un côté, si Alice était déjà revenue...
t-w-i-l-i-g-h-tNon. Non. Non. Non.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'avais fait une promesse. Bella méritait une vie. J'avais fait une promesse. Bella méritait une vie.
t-w-i-l-i-g-h-tJe répétais ces mots comme une incantation, essayant de chasser de ma tête la séduisante image de la fenêtre foncée de Bella. La porte de mon unique sanctuaire.
t-w-i-l-i-g-h-tAucun doutes, je serai obligé de ramper à ses pieds si j'y retournais. Peu importe. Je pourrais facilement passer la prochaine décennie à genoux si j'étais avec elle.
t-w-i-l-i-g-h-tNon, non, non.
t-w-i-l-i-g-h-t« Edward ? Tu n'as vraiment pas envie de savoir pourquoi Alice est là-bas ? »
t-w-i-l-i-g-h-t« Pas particulièrement. »
t-w-i-l-i-g-h-tLa voix de Rosalie était suffisante maintenant, sans doute voulait-elle absolument une réponse, une permission de continuer. « Naturellement, elle ne viole pas vraiment les règles. Je veux dire, tu nous avais seulement demandé de rester loin de Bella, n'est-ce pas ? Le reste de Forks n'importe pas. »
t-w-i-l-i-g-h-tJe clignais lentement des yeux. Bella était partie ? Mes pensées s'organisèrent autour de cette idée inattendue. Elle n'était pas encore diplômée, elle avait donc dû retourner chez sa mère. C'était une bonne chose. Elle devrait vivre dans un endroit ensoleillé. Il était important qu'elle laisse l'ombre derrière elle.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'essayai d'avaler la nouvelle mais ne réussi pas.
t-w-i-l-i-g-h-tRosalie eu un rire nerveux. « Ainsi tu n'as pas besoin d'être fâché contre Alice. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Alors pourquoi m'as-tu appelé, Rosalie, si ce n'est pas pour faire en sorte qu'Alice ait des ennuis ? Pourquoi me tracasses-tu ? »
t-w-i-l-i-g-h-t« Attends ! » dit-elle, sentant – et elle avait raison – que j'allais raccrocher encore une fois. « Ce n'est pas pour ça que j'appelle. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Alors, pourquoi ? Dis-moi rapidement, et laisse-moi tranquille. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Et bien... » hésitat-elle.
t-w-i-l-i-g-h-t« Crache le morceau, Rosalie. Tu n'as que dix secondes. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Je pense que tu devrais revenir à la maison, » dit Rosalie, précipitement. « Je suis fatiguée d'entendre Esmé se lamenter du fait que Carlisle ne sourit plus. Tu devrais t'en vouloir pour ce que tu leur as fait. Tu manques à Emmett tout le temps et cela tape sur mes nerfs. Tu as une famille. Grandis et penses à autre chose que ta petite personne. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Conseil intéressant, Rosalie. Laissez-moi te raconter une petite histoire au sujet d'un pot et d'une bouilloire... »
t-w-i-l-i-g-h-t« Je pense à eux, alors que toi, non. Tu ne te rends pas compte de la façon dont tu as blessé Esmée ou les autres ? Elle te donne plus d'amour qu'à n'importe lequel d'entre nous, et tu le sais. Rentre à la maison. »
t-w-i-l-i-g-h-tJe ne répondis pas.
t-w-i-l-i-g-h-t« Je pensais que maintenant que cette histoire avec Forks était finie, tu reprendrais le dessus. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Forks n'a jamais été le problème, Rosalie, » dis-je, essayant de rester patient. Ce qu'elle avait dit au sujet d'Esmé et de Carlisle avait touché une corde sensible.
t-w-i-l-i-g-h-t« Ce n'est pas parce que Bella, – il était difficile de dire son nom à haute voix –, à déménagé en Floride, que ça signifie que je vais... écoute, Rosalie ; je suis vraiment désolé, mais fait moi confiance, personne ne serait plus heureux si j'était là. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Heu... »
t-w-i-l-i-g-h-tEncore cette hésitation.
t-w-i-l-i-g-h-t« Qu'est ce que tu ne m'a pas dit, Rosalie ? Esmé va bien ? Carlisle ... »
t-w-i-l-i-g-h-t« Ils vont très bien. C'est juste... et bien, je n'ai pas dit que Bella était partie.
t-w-i-l-i-g-h-tJe ne dis mot. Je reconstituai notre conversation dans ma tête. Oui, Rosalie avait dit que Bella était partie. Elle avait dit : ... tu nous avais seulement demandé de resté loin de Bella, n'est-ce pas ? Le reste de Forks n'importe pas. Et ensuite : Je pensais que maintenant que cette histoire avec Forks était finie ... Donc Bella n'était pas à Forks. Mais que voulait-elle dire alors si Bella n'était pas partie ?
Alors Rosalie accéléra encore son débit de parole, presque ne colère cette fois.
t-w-i-l-i-g-h-t« Ils ne voulaient pas te le dire, mais je pensais que c'était stupide. Plus vite tu l'encaisseras, plus vite les choses redeviendront normales. Pourquoi te laisser broyer du noir dans ton coin. C'est fini. »
t-w-i-l-i-g-h-tMon cerveau semblait ne plus fonctionner. Je n'arrivais pas à donner un sens à ses paroles. C'était comme si elle me disait quelque chose de très évident, mais je n'avais aucune idée de ce que c'était. Mon esprit jouait avec l'information, reconstituant les phrases. Dénuées de sens.
t-w-i-l-i-g-h-t« Edward ? »
t-w-i-l-i-g-h-t« Je ne comprends pas ce que tu es en train de me dire, Rosalie. »
t-w-i-l-i-g-h-tIl y eu une longue pause, la longueur de quelques battements de coeur humain.
t-w-i-l-i-g-h-t« Elle est morte, Edward. »
t-w-i-l-i-g-h-tUne longue pause.
t-w-i-l-i-g-h-t« Je suis désolée. Je pensais que tu avais le droit de le savoir, cependant. Bella... s'est jetée d'une falaise il y a deux jours. Alice l'a vue, mais il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Je pense qu'elle y serait retournée pour l'aider, si elle en avait eu le temps. Elle est partie là-bas pour faire ce qu'elle pouvait pour Charlie. Tu savais qu'elle l'appréciait – »
t-w-i-l-i-g-h-tLe téléphone était éteint. Cela me pris quelques secondes pour réaliser que je l'avait fermé.
t-w-i-l-i-g-h-tJe m'assis dans l'obscurité poussiéreuse de la longue pièce froide. C'était comme si le temps s'était arrêté. Comme si l'univers s'était arrêté.
t-w-i-l-i-g-h-tLentement, me déplaçant comme un vieil homme, je récupérai mon téléphone et j'ai composai un numéro que je m'étais promis de ne plus composer.
t-w-i-l-i-g-h-tS'il était elle, je raccrocherais. Si c'était Charlie, j'obtiendrais l'information nécessaire grâce à un subterfuge. Je me prouverais que la mauvaise plaisanterie de Rosalie était un mensonge, puis je retournerai à ma vie, mon néant.
t-w-i-l-i-g-h-t« Maison Swan ? » répondit une voix que je n'avais jamais entendue auparavant. La voix enrouée d'un homme, profonde, mais encore jeune.
t-w-i-l-i-g-h-tJe ne fis pas de pause pour penser à ce que cela impliquait.
t-w-i-l-i-g-h-t« Ici le Dr. Carlisle Cullen, » indiquai-je, imitant parfaitement la voix de mon père. « Puis-je parler à Charlie ? »
t-w-i-l-i-g-h-t« Il est absent, » répondit la voix, et je fus faiblement étonné par la colère qui en émanait. Les mots étaient presque menaçants. Mais je n'en fichai.
t-w-i-l-i-g-h-t« Et, où est il alors ? » exigeai-je, devenant impatient.
t-w-i-l-i-g-h-tIl y avait une courte pause, comme si l'étranger voulait ne pas me donner l'information.
t-w-i-l-i-g-h-t« Il est à l'enterrement, » répondit finalement le garçon.
t-w-i-l-i-g-h-tJe refermai le téléphone.

# Posté le mardi 26 février 2008 17:19

Modifié le lundi 24 mars 2008 12:32

Extra - Miscalculation par edward-vampire

 Extra - Miscalculation par edward-vampire
Et voici un deuxième "extra" que l'on peut trouver en version originaleICI, sur le site de Stephenie!
Voici la traduction...
C'est la suite du premier "extra", mais du point de vue de Rosalie...
Bonne lecture!!

t-w-i-l-i-g-h-tUn bruit, presque inaudible – pas ici, environ cent mètres au nord – me fis sursauter. Ma main fermement serrée autour du téléphone, je le refermait et le cachait de la vue d'un possible arrivant, en un même mouvement.
t-w-i-l-i-g-h-tJe remis mes cheveux derrière mon épaule, jetant furtivement un coup d'oeil vers la forêt par les grandes fenêtres. La lumière était faible, croissante ; mon propre reflet dans la vitre était plus lumineux que les arbres et les nuages. Je regardais fixement mes yeux larges et effrayés, mes lèvres se courbant, aux coins, vers le bas, le petit pli vertical sur mon front...
t-w-i-l-i-g-h-tJe me ressaisis, effaçant l'expression de la culpabilité sur mon visage. Distraitement, je notais comment l'expression de férocité sciait à merveille à mon visage, contrastant délicieusement avec les épaisses ondulations dorées de mes cheveux. Parallèlement, mes yeux balayaient la forêt d'Alaska toujours sans le moindre signe de vie, et je fus soulagée de voir que j'étais encore seule. Le bruit que j'avais entendu n'était rien d'important – sûrement un oiseau, ou la brise.
t-w-i-l-i-g-h-tJe n'ai pas à me sentir soulagée, me dis-je à moi-même. Je n'ai pas à de me sentir coupable. Je n'avais rien fait mal.
t-w-i-l-i-g-h-tLes autres n'avaient-ils pas décidés de ne pas dire la vérité à Edward ? De le laisser vagabonder à jamais sans but alors qu'Esmé se lamentait constamment, que Carlisle ne prenait plus aucune décision de son propre chef et que l'habituelle joie d'exister d'Emmett sévaporait en même temps que grandissait sa solitude ? N'était-ce pas injuste ?
t-w-i-l-i-g-h-tDe plus, il n'y avait aucune raison de laisser Edward dans l'ignorance à long terme. Tôt ou tard il nous aurait trouvés, venu pour voir Alice ou Carlisle pour quelque raison, et il aurait découvert la vérité. Nous aurait-il remerciés d'avoir mentit en gardant le silence ? Je ne pense pas. Edward doit toujours tout savoir ; il avait toujours vécu pour cette sensation d'omniscience. Il serait d'une humeur massacrante, et nous l'aurions seulement aggravée par le fait de ne lui avoir rien dit et de n'avoir rien fait pour le prévenir, il me remercierait probablement d'être celle qui avait été assez courageuse pour être honnête avec lui.
t-w-i-l-i-g-h-tA des kilomètres de là, un faucon hurla ; le bruit me fit sursauter et je vérifiais par la fenêtre encore une fois. Mon visage avait gardé la même expression de culpabilité qu'avant, et je me contemplai dans la vitre. Était-ce une si mauvaise chose que de vouloir que ma famille soit à nouveau réunie ? Était-ce si égoïste de ma part de regretter la paix qui était la nôtre, notre franc bonheur que j'avais considéré comme acquis, ce bonheur qui a semblé partir en même temps que d'Edward ? Je voulais juste que les choses redeviennent comme elles l'étaient avant. Etait-ce donc si mal ? Ça ne me semblait pas si horrible. Après tout, je n'avais pas agi que pour moi-même, mais pour tout le monde. Pour Esmée, Carlisle et Emmett. Et pour Alice aussi. Je pense que j'aurais assumé... Mais Alice avait été tellement sûre que les choses se rétabliraient à la fin, qu'Edward ne pouvait pas rester loin de sa petite amie humaine.
Alice avait toujours fait partie d'un monde différent de celui dans lequel le reste d'entre nous vivait, fermé à clef par les constants changements du futur. Du fait qu'Edward était le seul qui pouvait faire parti de la réalité d'Alice, j'avais pensé que son absence causerait plus de dégâts sur elle. Mais elle était fermée, comme toujours, vivant en avant, son esprit dans un moment que son corps n'a pas encore atteint. Toujours ainsi calme.
t-w-i-l-i-g-h-tElle avait été assez effrayée quand elle avait vu Bella sauter, cependant...
Avais-je été trop impatiente ? Avais-je agi trop tôt ?
t-w-i-l-i-g-h-tJe pouvais être honnête envers moi-même, parce que dès qu'il sera rentré, Edward verra probablement un peu de mesquinerie dans ma décision de lui dire la vérité. J'étais obligée de reconnaître que c'était le cas. Oui, j'étais jalouse qu'Alice se soit sentie si bouleversée au sujet de Bella. Alice aurait-elle étée si traumatisée, si empreinte de panique si c'était moi qu'elle avait vu sauter du haut de la falaise ? Etait-elle obligée d'aimer cette humaine banale tellement plus qu'elle ne m'aimait, moi ?
t-w-i-l-i-g-h-tMais cette jalousie ne pesait pas grand chose dans la balance. Elle pouvait avoir précipité ma décision mais ne l'avait pas commandée. J'aurais appelé Edward de toute façon. J'étais sûre sûr qu'il préférerait mon honnêteté au silence préservateur des autres. Leur bontée était condamnable dès le début ;
t-w-i-l-i-g-h-tEdward serait revenu à la maison tôt au tard.
t-w-i-l-i-g-h-tEt maintenant, il pourrait revenir plus tôt.
t-w-i-l-i-g-h-tJe n'étais pas uniquement impatiente que ces choses qui m'avais tellement manquées redeviennent comme auparavant. Edward m'avait réellement manqué, lui aussi. Ses petites remarques sarcastiques et son humour noir – qui était plus en harmonie avec mon propre sens de l'humour qu'avec la nature blagueuse d'Emmett – me manquaient. Sa musique, sa stéréo hurlant des tubes, anciens comme récents, et le piano, le bruit d'Edward transcrivant ses pensé en mélodie harmonieuse me manquaient. Je m'ennuyait de l'Edward qui était avec moi dans le garage tandis que nous réparions nos voitures, le seul moment où nous étions en parfaitement en symbiose.
t-w-i-l-i-g-h-tMon frère me manquait. Il y avait peut-être des chances pour qu'il ne soit pas trop dur avec moi après avoir vu ça dans les pensées.
t-w-i-l-i-g-h-tSes pensées à lui n'aimeraient sûrement pas ça, je le savais. Mais plus vite il sera à la maison, plus vite tout reviendra à la normale, à nouveau...
t-w-i-l-i-g-h-tJe recherchais dans mon esprit une forme de peine pour Bella, et je fus heureuse de constater que je pleurais la jeune fille. Un peu. C'était déjà ça. Elle avait rendu Edward heureux comme jamais je ne l'avais vu avant. Naturellement, elle l'a également rendu plus malheureux que toute autre chose dans son siècle d'existence. Mais la paix que sa présence avait fait régner pendant les quelques courts mois de sa présence me manquait. Je regrettais vraiment sa perte.
t-w-i-l-i-g-h-tGrâce à ça je me sentie mieux vis-à-vis de moi-même. Je souriais à mon visage dans la vitre, encadré par mes cheveux d'or dans la longue et confortable salle de séjour aux murs rouges de Tanya, et j'appréciais la vue. Quand j'ai souri, il n'y avait aucun homme, aucune femme sur cette planète, mortel ou immortel, qui pouvait rivaliser avec ma beauté. Etait-ce une pensée soulageante ? Peut-être n'étais-je pas la personne avec laquelle il était le plus facile de vivre. Peut-être était-je superficielle et égoïste. Peut-être aurais-je développé un meilleur caractère si j'avais été née avec un visage et un corps communs et ennuyeux. Peut-être aurais-je étée plus heureuse de cette façon. Mais c'était impossible à prouver. J'étais belle ; c'était quelque chose sur laquelle je pouvais compter.
t-w-i-l-i-g-h-tJe souris encore plus.
t-w-i-l-i-g-h-tLe téléphone sonna et je serrais automatiquement la main, bien que le bruit soit venu de la cuisine, et non de mon poing.
t-w-i-l-i-g-h-tJe fus immédiatement certaine que c'était Edward appelant pour vérifier l'information que j'avais fournie. Il n'avait pas confiance en moi. Il me pensait assez cruelle pour faire une plaisanterie pareil, apparemment. Mes yeux lançaient des éclairs lorsque je me dirigeais vers la cuisine pour répondre au téléphone de Tanya.
t-w-i-l-i-g-h-tLe téléphone était au bord de la longue table qui servait de plan de travail. Je l'avais dans les mains avant même que la première sonnerie ait fini de retentir, et je me retournais vers les grandes portes fenêtre lorsque je répondis. Je ne voulais pas l'admettre, mais je guettais le retour d'Emmett et de Jasper. Je ne voulais pas qu'il n'entendent parler à Edward. Ils se mettraient en colère...
t-w-i-l-i-g-h-t« Oui ? » demandais-je.
t-w-i-l-i-g-h-t« Rose ? Il faut que je parle à Carlisle. Tout de suite, » lâcha sèchement la voix d'Alice.
t-w-i-l-i-g-h-t« Oh, Alice ! Carlisle chasse. Qu'est-ce qui ...?
t-w-i-l-i-g-h-t« Très bien, dès son retour, alors. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Qu'est-ce qu'il y a ? Je lui demanderai de vous rappeler lorsqu'il rentrera ... »
t-w-i-l-i-g-h-t« Non, » coupa-t-elle encore.« Je serai bientôt dans l'avion. Dis-moi, tu as des nouvelles d'Edward ? »
t-w-i-l-i-g-h-tMon estomac se noua et sembla tomber au fond de mon abdomen. Le sentiment que cela apportait avait un étrange goût de déjà-vu, un faible brin de ma mémoire humaine,longtemps disparu. Nausée...
t-w-i-l-i-g-h-t« Et bien, oui, Alice. En fait, je viens de lui parler. Il y a quelques minutes de ça. » Pendant une brève seconde je fus très attirée par l'idée de dire à Alice que c'était Edward qui m'avait appelée, comme si cela n'était qu'une coïncidence. Mais naturellement il n'y avait aucun avantage à mentir. Edward sera déjà assez en colère contre moi lorsqu'il rentrera pour ne pas en rajouter. « Carlisle et toi aviez tort, » dis-je. « Edward n'apprécierait pas d'être trompé de la sorte. Il voudrait la vérité. Il la voulait. Donc je le lui ai donné. Je l'ai appelé... Je l'ai appelé, plusieurs fois, » admis-je. « Jusqu'à ce qu'il décroche. Laisser un message aurait été une... mauvaise idée. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Pourquoi ? » haleta Alice. « Pourquoi as-tu fait ça, Rosalie ? »
t-w-i-l-i-g-h-t« Parce que plus vite il aura surmonté ça, plus vite tout rentrera dans l'ordre. Ça n'aurait pas été plus facile pour lui avec le temps donc pourquoi attendre ? Le temps n'y changera rien. Bella est morte. Edward sera triste et puis il surmontera cette épreuve. Mieux vaut que cela arrive maintenant que plus tard. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Et bien, tu as eu tord à tous les points de vue, Rosalie. Ce qui nous pose un problème, tu ne crois pas ? », demanda Alice d'un ton féroce et méchant.
t-w-i-l-i-g-h-tTord à tous les points de vue? Je clignais des yeux rapidement, essayant de comprendre.
t-w-i-l-i-g-h-t« Bella est vivante ? » chuchotais-je, ne croyant pas ces mots. J'essayais juste de mettre le doigt sur les points auxquels Alice faisait référence.
t-w-i-l-i-g-h-t« Oui, je te le confirme, elle se porte comme un charme. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Comme un charme ? Tu l'as vu se jeter d'une falaise ! »
t-w-i-l-i-g-h-t« J'avais tort. »
Les mots sonnaient si étrangement dans la voix d'Alice. Alice, qui n'avait jamais tort, qui n'était jamais attrapée par surprise...
t-w-i-l-i-g-h-t« Comment ? », chuchotais-je.
t-w-i-l-i-g-h-t« C'est une longue histoire. »
Alice avait tort. Bella était vivante. Et j'avais dis à...
t-w-i-l-i-g-h-t« Super, tu as mis un sacré désordre, » grognais-je, transformant ma contrariété en accusation. « Edward va être furieux quand il reviendra à la maison. »
t-w-i-l-i-g-h-t« Tu as tout faux là-dessus aussi, figure toi, » dit Alice. Je pouvais entendre qu'elle parlait entre ses dents. « D'où mon appel... »
t-w-i-l-i-g-h-t« Faux à propos de quoi ? Edward vient à la maison ? Bien sûr qu'il viendra. », riais-je moqueusement. « Quoi ? Tu penses qu'il va nous faire son Roméo ? Ha ! Comme certains romantique stupides - »
t-w-i-l-i-g-h-t« Oui, » siffla Alice, sa voix comme la glace. « C'est exactement ce que j'ai vu. »
La dure conviction de ses mots rendit les genoux bizarrement chancelants. Je m'appuyais contre le mur le plus proche – soutenant mon corps dur comme du diamant qui ne devait probablement pas en avoir besoin. « Non. Il n'est pas aussi stupide. Il... il devrait se rendre compte que... »
t-w-i-l-i-g-h-tMais je ne pouvais pas finir ma phrase, parce que je voyais dans ma tête, une vision me concernant. Une vision de moi. Une vision impensable de ma vie si d'une façon ou d'une autre Emmett cessait d'être. Mon frison ne fut pas à la hauteur de l'horreur de l'idée.
t-w-i-l-i-g-h-tNon – il n'y avait aucune comparaison. Bella était juste une humaine. Edward ne voulait pas qu'elle devienne immortelle, donc ce n'était pas pareil. Edward n'a pas pu ressentir la même chose !
t-w-i-l-i-g-h-t« Je... Je ne voulais pas que ça se passe comme ça, Alice ! Je voulais juste qu'il revienne à la maison ! » Ma voix était presque un hurlement.
t-w-i-l-i-g-h-t« C'est un peu tard, Rosalie, » me dit Alice, plus dur et plus froidement qu'avant. « Garde tes regrets pour quelqu'un qui acceptera de les gober. »
t-w-i-l-i-g-h-tIl y eût un clic, et puis une tonalité.
t-w-i-l-i-g-h-t« Non, » chuchotais-je. Je secouais ma tête pendant un moment. « Edward doit impérativement venir à la maison. »
t-w-i-l-i-g-h-tJe regardais fixement mon visage dans le carreau de la porte fenêtre, mais je ne pouvais plus le voir . Il était juste une souillure difforme de blanc et d'or.
t-w-i-l-i-g-h-tPuis, par delà la souillure, au loin dans le bois, un arbre énorme vacilla. Emmett.
J'ouvris la porte à la volée pour sortir. Elle frappa brusquement contre le mur, mais le bruit était lointain derrière moi car je courrais déjà dans l'herbe verte.
t-w-i-l-i-g-h-t« Emmett ! » Criais-je. « Emmett, je t'en conjure, aide-moi ! »

# Posté le mardi 26 février 2008 17:42

Modifié le dimanche 11 mai 2008 19:01

Premier chapitre Midnight Sun (Twilight (Fascination) du point de vue d'Edward) par Sophie, "une dévoreuse de Twilight" ^^

Premier chapitre Midnight Sun (Twilight (Fascination) du point de vue d'Edward) par Sophie, "une dévoreuse de Twilight" ^^
JE TIENS JUSTE À PRECISER QUE CE CHAPITRE A ETE PUBLIE LEGALEMENT SUR LE SITE DE STEPHENIE.
ALORS N'ALLEZ PAS M'ACCUSER DE VOLER SON TRAVAIL.
JE NE FAIS QUE DONNER LA CHANCE AUX FANS FRANCAIS DE LIRE CE QUE LES FANS AMERICAINS PEUVENT LIRE EGALEMENT, À SAVOIR, LE PREMIER CHAPITRE DE TWILIGHT (FASCINATION) DU POINT DE VUE D'EDWARD!
JE NE PUBLIERAI PAS LA TRADUCTION DES CHAPITRES SUIVANTS QUI ONT ETE VOLES À L'AUTEUR
MAIS SEULEMENT LE PREMIER QUI, LUI, ETAIT DEJA MIS EN LIGNE PAR STEPHENIE ELLE-MÊME.
(Ainsi que le lien menant à ces chapitres en version originale sur le site de l'auteur)
SUR CE, BONNE LECTURE!
.
.



1

Premier regard



t-w-i-l-i-g-h-tC'était le moment de la journée pendant lequel je souhaitais le plus être capable de dormir.
t-w-i-l-i-g-h-tLe lycée.
t-w-i-l-i-g-h-tOu était-ce purgatoire le bon mot ? S'il existait une quelconque façon d'expier mes péchés, cela devait en quelque sorte être pris en compte. L'ennui n'était pas une chose à laquelle je m'habituais ; chaque jour semblait plus incroyablement monotone que le précédent.
t-w-i-l-i-g-h-tJe suppose que c'était ma forme de sommeil – si le sommeil était défini comme l'état d'inertie entre deux périodes actives.
t-w-i-l-i-g-h-tJe contemplai les fissures qui couraient le long du mur dans le coin opposé de la cafétéria, imaginant des motifs qui n'existaient pas. C'était une façon d'affaiblir les voix qui formaient un brouhaha, comme le flot d'une rivière, à l'intérieur de ma tête.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'ignorai plusieurs centaines de ces voix par pur ennui.
t-w-i-l-i-g-h-tEn ce qui concernait l'esprit humain, j'avais déjà tout entendu. Aujourd'hui, toutes les pensées étaient tournées vers l'insignifiant drame d'un nouvel ajout au petit corps étudiant d'ici. Il en fallait si peu pour les exciter tous. J'avais vu le nouveau visage répété pensée après pensée sous tous les angles. Rien qu'une humaine ordinaire. L'excitation à propos de son arrivée était péniblement prévisible – comme si l'on montrait un objet brillant à un enfant. La moitié des garçons, se comportant comme des moutons, s'imaginaient déjà amoureux d'elle, simplement parce qu'elle était quelque chose de nouveau à regarder. J'essayai encore plus de faire la sourde oreille.
t-w-i-l-i-g-h-tIl n'y avait que quatre voix que je bloquais par courtoisie plus que par dégoût : ma famille, mes deux frères et mes deux s½urs, qui étaient tellement habitués au manque d'intimité en ma présence qu'ils y pensaient rarement. Je leur donnais autant d'intimité que possible. J'essayais de ne pas écouter si je pouvais m'en empêcher.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'essayais tant que je pouvais, pourtant... je savais.
Rosalie pensait, comme d'habitude, à elle-même. Elle avait aperçu le reflet de son profil dans les lunettes de quelqu'un et méditait à présent sur sa propre perfection. Son esprit était une mare peu profonde, sans beaucoup de surprises.
t-w-i-l-i-g-h-tEmmett rageait à propos d'un match de catch qu'il avait perdu la nuit précédente contre Jasper. Il lui faudrait toute sa patience limitée pour attendre la fin de la journée afin d'organiser une revanche. t-w-i-l-i-g-h-tJe ne m'étais jamais senti gênant en entendant les pensées d'Emmett, car il ne pensait à rien qu'il ne dise ensuite à voix haute ou ne mette en ½uvre. Peut-être me sentais-je coupable de lire les pensées des autres seulement parce que je savais qu'ils contenaient des choses qu'ils n'avaient pas envie que je sache. Si l'esprit de Rosalie était une mare peu profonde, celui d'Emmett était un lac sans ombres, un verre transparent.
t-w-i-l-i-g-h-tEt Jasper... souffrait. Je réprimai un soupir.
t-w-i-l-i-g-h-tEdward. Alice avait pensé mon nom, et obtint immédiatement mon attention.
C'était comme si elle m'avait appelé à voix haute. J'étais heureux que mon prénom ne soit plus à la mode – c'aurait été agaçant. A chaque fois que quelqu'un aurait pensé à un quelconque Edward, ma tête aurait pivoté automatiquement...
t-w-i-l-i-g-h-tPourtant cette fois-là, je ne tournai pas la tête. Alice et moi étions doués pour ces conversations privées. Il était rare que quelqu'un nous surprenne. Je gardai les yeux fixés sur les lignes du mur.
Comment va-t-il ? demanda-t-elle.
Je grimaçai, seulement une petite altération au coin de ma bouche. Rien qui pourrait interpeller les autres. Je pouvais très bien grimacer d'ennui.
t-w-i-l-i-g-h-tLa voix mentale d'Alice était alarmée à présent, et je vis dans son esprit qu'elle surveillait Jasper de sa vision périphérique. Y a-t-il un danger ? Elle cherchait dans le futur immédiat, survolant les visions de monotonie pour découvrir la raison de ma grimace.
t-w-i-l-i-g-h-tJe tournai lentement la tête vers la gauche, comme si je regardais les briques au mur, soupirai, et revins vers la droite en fixant les fissures du plafond. Seule Alice savait que j'étais en train de secouer la tête.
t-w-i-l-i-g-h-tElle se relaxa. Dis-moi s'il va trop mal.
t-w-i-l-i-g-h-tJe ne bougeai que les yeux, vers le plafond au-dessus de moi, puis les baissai.
t-w-i-l-i-g-h-tMerci de faire ça.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'étais heureux de ne pas avoir à répondre à voix haute. Qu'aurais-je dit ? "Tout le plaisir est pour moi" ? Ce n'était pas le cas. Je n'aimais pas avoir à écouter les luttes internes de Jasper. Etait-il vraiment nécessaire de se tester ainsi ? Le chemin le plus sûr ne serait-il pas d'admettre simplement qu'il ne serait jamais capable de contrôler sa soif comme nous, et de ne pas se pousser dans ses retranchements ? Pourquoi flirter avec le désastre ?
t-w-i-l-i-g-h-tCela faisait deux semaines que nous n'avions pas chassé. Ce n'était pas une période trop longue pour le reste d'entre nous. Un peu incommode de temps en temps – si un humain marchait trop près, si le vent soufflait dans la mauvaise direction. Mais les humains marchaient rarement trop près. Leur instinct leur disait ce que leur esprit conscient n'admettrait jamais : nous étions dangereux.
Jasper était très dangereux à cet instant précis.
t-w-i-l-i-g-h-tA ce moment, une fille de petite taille s'arrêta au bout de la table la plus proche de la nôtre, parlant à une amie. Elle ébouriffa ses cheveux courts, couleur sable, en passant ses doigts dedans. Les ventilateurs envoyèrent son parfum dans notre direction. J'avais l'habitude des effets que cette odeur avait sur moi – la douleur sèche dans ma gorge, le creux languissant dans mon estomac, la contraction automatique de mes muscles, l'afflux de venin dans ma bouche...
t-w-i-l-i-g-h-tTout cela était normal, habituellement facile à ignorer. C'était plus dur à présent, avec des sensations plus fortes, doublées, puisque je ressentais la réaction de Jasper. Deux soifs, au lieu de la mienne seule.
t-w-i-l-i-g-h-tJasper laissait son imagination l'emporter. Il se le représentait – se représentait se levant de sa chaise près d'Alice pour se placer près de la fille. Il pensait à se pencher vers elle, comme s'il allait lui murmurer à l'oreille, à laisser ses lèvres toucher la courbe de sa gorge. Imaginant quel goût aurait le flot chaud du pouls qui battait sous la peau fine une fois dans sa bouche...
t-w-i-l-i-g-h-tJe donnai un coup dans sa chaise.
Il me regarda dans les yeux un instant avant de baisser le regard. Je pouvais entendre la honte le disputer à la rébellion dans sa tête.
- Désolé, marmonna-t-il.
Je haussai les épaules.
- Tu n'allais rien faire, lui murmura Alice, apaisant son chagrin. Je pouvais le voir
t-w-i-l-i-g-h-tJe retins la grimace qui aurait trahi son mensonge. Nous devions nous serrer les coudes, Alice et moi. Ce n'était pas facile d'entendre des voix ou d'avoir des visions du futur. Tous deux des monstres parmi ceux qui étaient déjà des monstres. Chacun protégeait les secrets de l'autre.
- Ça aide si tu penses à eux en tant que personnes, suggéra Alice, sa voix haute et musicale trop rapide pour les oreilles humaines, si l'un d'entre eux avait été assez près pour nous entendre. "Elle s'appelle Whitney. Elle a une petite s½ur, un bébé, qu'elle adore. Sa mère avait invité Esmé à cette garden party, tu te souviens ?"
- Je sais qui elle est" répondit-il sèchement. Il se tourna pour regarder à travers une des petites fenêtres qui étaient placées juste sous l'avant-toit, tout le long de la salle. Le ton de sa voix mit un terme à la conversation.
t-w-i-l-i-g-h-tIl devrait chasser cette nuit. Il était ridicule de prendre des risques comme cela, à tester sa force, construire son endurance. Il devrait accepter ses limites et apprendre à faire avec. Ses anciennes habitudes n'étaient pas favorables au mode de vie que nous avions choisi ; il ne devait pas poursuivre dans ce chemin-là.
t-w-i-l-i-g-h-tAlice soupira silencieusement et se leva, emportant son plateau – son accessoire, en fait –avec elle et le laissant seul. Elle savait qu'elle l'avait assez encouragé. Bien que la relation de Rosalie et Emmett soit plus flagrante, c'étaient Alice et Jasper qui connaissaient l'humeur de l'autre aussi bien que la sienne propre. Comme s'ils pouvaient également lire dans les pensées – bien que ce ne soit que dans celles de l'autre.
t-w-i-l-i-g-h-tEdward Cullen.
t-w-i-l-i-g-h-tJe réagis par réflexe. Je me tournai vers l'endroit d'où on m'avait appelé, bien que mon nom n'aie pas été prononcé, seulement pensé.
t-w-i-l-i-g-h-tMon regard croisa pendant une fraction de seconde une paire de grands yeux humains marron chocolat, appartenant à un visage pâle en forme de c½ur. Je connaissais ce visage, bien que je ne l'aie encore jamais vu. Il avait été présent dans presque toutes les têtes humaines aujourd'hui. La nouvelle élève, Isabella Swan. Fille du chef de police de la ville, amenée à vivre ici par quelque nouvelle situation de garde. Bella. Elle avait corrigé tous ceux qui avaient utilisé son nom en entier...
t-w-i-l-i-g-h-tJe détournai le regard, ennuyé. Il me fallut une seconde pour réaliser que ce n'était pas elle qui avait pensé mon nom.
t-w-i-l-i-g-h-tEvidemment, elle craque déjà sur les Cullen, entendis-je la première pensée continuer.
Maintenant je reconnaissais la "voix". Jessica Stanley – cela faisait un moment qu'elle ne m'avait pas importuné avec son bavardage interne. Quel soulagement c'avait été quand elle avait laissé tomber l'intérêt mal placé qu'elle m'avait un temps porté. Il avait été presque impossible d'échapper à ses constantes et ridicules rêveries. J'avais souhaité, à l'époque, pouvoir lui expliquer exactement ce qui lui serait arrivé si mes lèvres, et les dents qui étaient derrière, s'étaient approchées d'elle. Cela aurait fait taire ces ennuyeux fantasmes. La pensée de sa réaction me fit presque sourire.
Grand bien lui fasse, continua Jessica. Elle n'est même pas jolie. Je me demande pourquoi Eric la regarde autant... ou Mike.
t-w-i-l-i-g-h-tElle tressaillit mentalement sur le dernier prénom. Son nouveau béguin, le très populaire Mike Newton, ne lui prêtait aucune attention. Apparemment, il n'était pas aussi insensible à la nouvelle. A nouveau comme l'enfant et son objet brillant. Cela envenima les pensées de Jessica, bien qu'elle se montrât très cordiale envers la nouvelle venue, pendant qu'elle lui racontait les histoires communes sur ma famille. La nouvelle élève avait dû lui poser des questions sur nous.
Tout le monde me regarde aussi, aujourd'hui, pensa-t-elle avec suffisance. Si ce n'est pas de la chance que j'aie deux cours avec elle... Je parie que Mike va vouloir me demander ce qu'elle-
t-w-i-l-i-g-h-tJ'essayai de bloquer ses jacassements ineptes avant que sa mesquinerie et son insignifiance ne me rendent fou.
- Jessica Stanley est en train d'étaler tout le linge sale de la famille Cullen à la nouvelle fille Swan murmurai-je à Emmett pour le distraire.
Il gloussa. J'espère qu'elle le fait bien, pensa-t-il.
- Assez peu original, en fait. Juste le minimum de sandale. Pas une once d'horreur. Je suis un peu déçu.
Et la nouvelle ? Elle est déçue par les ragots aussi ?
t-w-i-l-i-g-h-tJ'essayai d'entendre ce que cette nouvelle, Bella, pensait des commérages de Jessica. Que voyait-elle quand elle regardait l'étrange famille à la pâleur de craie qui était universellement évitée ?
t-w-i-l-i-g-h-tIl était en quelque sorte de ma responsabilité de connaître sa réaction. Je me comportais comme un guetteur – à défaut d'un meilleur mot – pour ma famille. Pour nous protéger. Si jamais quelqu'un devenait suspicieux, j'étais prévenu et nous permettais un repli facile. Cela arrivait de temps en temps – un humain à l'imagination active nous voyait comme les personnages d'un livre ou d'un film. t-w-i-l-i-g-h-tGénéralement ils se trompaient, mais il était plus sûr de s'installer ailleurs plutôt que de risquer un examen approfondi. Très, très rarement, quelqu'un devinait. Nous ne lui laissions alors pas la chance de vérifier son hypothèse. Nous disparaissions simplement, pour ne plus devenir qu'un souvenir terrifiant...
t-w-i-l-i-g-h-tJe n'entendis rien, bien que j'écoutasse ce qu'il y avait autour du frivole monologue interne de Jessica qui continuait de s'écouler. C'était comme s'il n'y avait personne assis à côté d'elle. Comme c'était étrange, la fille avait-elle bougé ? Cela n'était pas plausible, puisque Jessica jacassait toujours. Je me tournai pour vérifier, feignant de me balancer sur ma chaise. Vérifier ce que me disait mon "écoute supplémentaire" était quelque chose que je n'avais encore jamais fait.
t-w-i-l-i-g-h-tEncore une fois, mon regard rencontra les mêmes grands yeux marron. Elle était assise exactement à la même place, en train de nous regarder, chose que je trouvais naturelle puisque Jessica continuait à la régaler des rumeurs locales sur les Cullen.
t-w-i-l-i-g-h-tPenser à nous aurait également été une chose naturelle à faire.
Mais je n'entendais pas le moindre murmure.
t-w-i-l-i-g-h-tSes joues se teintèrent d'un rouge invitant, chaud, alors qu'elle baissait les yeux, loin de la gaffe embarrassante de s'être fait prendre à fixer un inconnu. Heureusement que Jasper était toujours en train de regarder par la fenêtre. Je n'aimais pas imaginer l'effet que cette accumulation de sang aurait eu sur son contrôle.
t-w-i-l-i-g-h-tLes émotions sur son visage avaient été aussi claires que si elles avaient été écrites sur son front : de la surprise, tandis qu'elle observait inconsciemment les subtiles différences entre son espèce et la mienne, de la curiosité, à l'écoute des histoires que lui racontait Jessica, et quelque chose de plus... de la fascination ? Cela n'aurait pas été la première fois. Pour elles, nos proies désignées, nous étions magnifiques. Et enfin, de l'embarras quand je l'avais surprise à me regarder. Et pourtant, bien que ses pensées aient été aussi claires dans ses yeux étranges – étranges de par leur profondeur ; les yeux marrons semblant généralement inexpressifs tant ils étaient foncés – seul le silence me provenait de l'endroit où elle était assise. Rien du tout.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'eus un court instant de malaise.
t-w-i-l-i-g-h-tJe n'avais jamais rencontré cela auparavant. Avais-je un problème ? Je me sentais pourtant exactement comme d'habitude. Tracassé, j'écoutai plus fort.
t-w-i-l-i-g-h-tToutes les voix que j'avais bloquées se mirent à crier dans ma tête.
... me demande quelle musique elle aime... Je pourrais peut-être lui parler de ce nouveau CD...pensait Mike Newton, deux tables plus loin – les yeux rivés sur Bella Swan.
Regardez-le la guigner. Ça ne lui suffit pas que la moitié des filles du lycée soient à ses pieds et n'attendent que... Les pensées d'Eric Yorkie étaient sulfureuses, et tournaient également autour de la fille.
... tellement éc½urant. C'est comme si elle était célèbre ou...Même Edward Cullen la regarde... Lauren Mallory était si jalouse que son visage devait être à présent d'un jade foncé. Et Jessica, affichant sa nouvelle meilleure amie. Laissez-moi rire... Le vitriol continuait à suinter des pensées de la fille.
... parie que tout le monde lui a déjà demandé ça. Mais j'aimerais lui parler. Il faut que je trouve une question plus originale... songeait Ashley Dowling.
... peut-être qu'elle sera dans mon cours d'espagnol... espérait June Richardson.
... des tonnes à faire ce soir. Trigonométrie, et le devoir d'anglais. J'espère que Maman... Angela Weber, une fille discrète, dont les pensées étaient inhabituellement gentilles, était la seule à la table qui n'était pas obsédée par cette Bella.
t-w-i-l-i-g-h-tJe les entendais tous, entendais chaque chose insignifiante qu'ils pensaient au moment où elle leur traversait l'esprit. Mais rien du tout de la part de la nouvelle élève aux yeux si trompeusement communicatifs.
t-w-i-l-i-g-h-tEvidemment, je pouvais entendre ce qu'elle disait quand elle parlait à Jessica. Pas besoin de lire dans ses pensées pour entendre sa voix basse et claire à l'autre bout de la cafétéria.
- Qui c'est, ce garçon aux cheveux blond roux ? l'entendis-je demander, me jetant un regard du coin de l'½il avant de se tourner rapidement quand elle vit que je l'observais toujours.
t-w-i-l-i-g-h-tSi j'avais eu le temps d'espérer que le ton de sa voix pourrait m'aider à identifier ses pensées, perdues quelque part où je ne pouvais les atteindre, je fus instantanément déçu. D'habitude, les pensées des gens leur venaient avec le même ton que leurs voix physiques. Mais cette voix discrète et timide ne m'était pas familière, pas comme les centaines de pensées qui rebondissaient partout dans la cafétéria, en tout cas. Entièrement nouvelle.
t-w-i-l-i-g-h-tOh, bonne chance, idiote ! pensa Jessica avant de répondre à la question de la fille.
- C'est Edward. Il est superbe, mais inutile de perdre ton temps. Apparemment aucune des filles d'ici n'est assez bien pour lui." Elle renifla.
t-w-i-l-i-g-h-tJe détournai la tête pour cacher mon sourire. Jessica et ses camarades de classe n'avaient aucune idée de la chance qu'elles avaient, elle et ses camarades de classe, qu'aucune d'entre elles ne m'attire particulièrement. Sous l'humour passager, je ressentis une impulsion étrange, que je ne compris pas clairement. Cela avait un rapport avec les pensées venimeuses de Jessica, dont la nouvelle n'avait pas conscience... Je sentis l'urgence inexplicable de m'interposer entre elles, de protéger cette Bella Swan des rouages sombres qui tournaient dans l'esprit de son interlocutrice. Quel sentiment étrange. Essayant de déchiffrer les motivations qui se cachaient derrière mon impulsion, j'examinai la nouvelle une fois de plus.
t-w-i-l-i-g-h-tPeut-être était-ce seulement une sorte d'instinct protecteur qui ressurgissait – le fort pour le faible. Cette fille semblait plus fragile que ses nouveaux camarades. Sa peau était si translucide qu'il était difficile de croire qu'elle puisse lui offrir une quelconque protection contre le monde extérieur. Je pouvais voir la pulsation rythmique du sang dans ses veines à travers sa fine et pâle membrane...Mais je ne devais pas me concentrer là-dessus. J'étais assez bon dans cette vie que j'avais choisie, mais j'avais aussi soif que Jasper et il ne servait à rien de se laisser tenter.
t-w-i-l-i-g-h-tIl y avait une légère ride entre ses sourcils dont elle ne semblait pas avoir conscience.
C'était incroyablement frustrant ! Je pouvais clairement voir que c'était une torture pour elle d'être assise là, à faire la conversation avec des inconnus, le centre de toutes les attentions. Je pouvais sentir sa timidité à la façon dont elle tenait ses frêles épaules, très légèrement voûtées, comme si elle s'attendait à une rebuffade d'un moment à l'autre. Mais je ne pouvais que sentir, que voir, qu'imaginer. Rien d'autre que le silence en provenance de cette fille banale. Je ne pouvais rien entendre. Pourquoi ?
t-w-i-l-i-g-h-t- On y va ? murmura Rosalie, interrompant mes interrogations.
Je me détournai de la fille avec un sentiment de soulagement. Je ne voulais pas continuer à faillir ainsi – cela m'irritait. Et je ne voulais pas développer de l'intérêt pour ses pensées cachées simplement parce qu'elles m'étaient illisibles. Sans aucun doute, quand je les déchiffrerais – car je finirais bien par trouver un moyen de le faire – elles se révèleraient aussi futiles et insignifiantes que n'importe quelles pensées humaines. Cela ne valait pas l'effort que je fournirais pour les atteindre.
t-w-i-l-i-g-h-t - Alors, la nouvelle a peur de nous maintenant ? demanda Emmett, attendant toujours une réponse à la question qu'il avait posée.
t-w-i-l-i-g-h-tJe haussai les épaules. Emmett n'était pas intéressé au point de demander des informations supplémentaires. Je n'étais pas censé être intéressé non plus, d'ailleurs.
Nous nous levâmes et quittâmes la cafétéria.
t-w-i-l-i-g-h-tEmmett, Rosalie et Jasper faisaient semblant d'être en terminale ; ils se dirigèrent vers leurs classes. Je jouais un rôle plus jeune que le leur. Je partis vers mon cours de biologie avancée, me préparant mentalement à subir un ennui profond pendant le reste de la journée. Je doutais que M Banner, un homme d'intelligence moyenne, puisse trouver quoi que ce soit dans ses livres qui puisse surprendre quelqu'un ayant passé deux fois le diplôme de médecine.
t-w-i-l-i-g-h-tUne fois dans le labo de biologie, je m'installai sur ma chaise et éparpillai mes manuels – encore des accessoires ; ils ne contenaient rien que je ne sache déjà – sur ma table. J'étais le seul élève qui disposait d'une paillasse pour lui seul. Les humains n'étaient pas assez intelligents pour savoir qu'ils me craignaient, mais leur instinct de survie leur suffisait pour se tenir loin de moi.
t-w-i-l-i-g-h-tLa pièce se remplit lentement, au fur et à mesure que les autres finissaient de manger. Je me balançai sur ma chaise en attendant que le temps passe. Je souhaitai encore une fois être capable de dormir.
Comme je pensais à elle, quand Angela Weber rentra avec la nouvelle, son nom attira mon attention.
Bella a l'air aussi timide que moi... j'aimerais pouvoir lui dire quelque chose... mais je vais avoir l'air stupide...
Ouais !
pensa Mike Newton en se tournant pour voir la fille rentrer.
t-w-i-l-i-g-h-tEt toujours rien de la part de Bella Swan. L'espace vide où ses pensées auraient dû être m'irritait et me troublait.
t-w-i-l-i-g-h-tElle se rapprocha, traversant l'allée qui longeait ma table pour atteindre le bureau du professeur. La pauvre ; le seul siège libre était à côté de moi. Automatiquement, je définis ce qui serait sa place en empilant mes livres en une pile bien nette. Je doutais qu'elle se sente à l'aise près de moi. Elle était ici pour un long semestre dans cette classe, au moins. Peut-être que, étant plus près d'elle, je serais capable de lui soutirer ses secrets... Non pas que j'en aie déjà eu besoin de proximité avant... Ce n'était pas comme si j'allais trouver quoi que ce soit susceptible de m'intéresser.
t-w-i-l-i-g-h-tBella Swan se retrouva au milieu du courant d'air que produisaient les ventilateurs.
Son odeur me heurta comme une balle dévastatrice, comme un bélier furieux. Il n'y avait pas d'image assez puissante pour décrire la force de ce qui m'arrivait.
t-w-i-l-i-g-h-tA cet instant, je n'avais plus rien à voir avec l'humain que j'avais un jour été ; pas une trace des lambeaux d'humanité que je m'efforçais de conserver.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'étais le prédateur. Elle était ma proie. Il n'y avait plus rien au monde que cette vérité.
Il n'y avait plus de salle pleine de témoins – ils étaient déjà des dommages collatéraux dans mon esprit. Le mystère de ses pensées était oublié. Elles ne signifiaient plus rien, puisque dans quelques secondes elle ne penserait plus.
J'étais un vampire, et elle avait le sang le plus parfumé que j'aie senti en quatre-vingts ans.
Je n'aurais jamais pu imaginer qu'une telle odeur puisse exister. Si je l'avais su, je serais parti à sa recherche il y a longtemps. J'aurais passé la planète entière au peigne fin pour elle. J'en imaginais déjà le goût...
t-w-i-l-i-g-h-tLa soif me brûlait la gorge comme un feu ardent. Ma bouche était brûlante et desséchée. Le flot de venin frais ne fit pas disparaître cette sensation. Mon estomac se tordit sous l'effet de la faim, conséquence de ma soif. Mes muscles se bandèrent, prêts à l'action.
t-w-i-l-i-g-h-tUne seconde à peine avait passé. Elle effectuait toujours l'enjambée qui avait envoyé son odeur dans mes narines.
t-w-i-l-i-g-h-tAu moment où son pied toucha le sol, elle se tourna vers moi, dans un mouvement qu'elle espérait furtif. Son regard croisa le mien, et je vis mon reflet dans le grand miroir de ses yeux.
t-w-i-l-i-g-h-tLe choc du visage que j'y vis sauva sa vie pour quelques secondes épineuses.
t-w-i-l-i-g-h-tElle ne me rendait pas les choses faciles. En constatant l'expression de mon visage, le sang afflua une fois de plus à ses joues, leur donnant la plus belle couleur que j'aie jamais vue. Son odeur était un nuage épais dans ma tête. Je pouvais à peine penser à autre chose. Mes pensées rageaient, résistant à mon contrôle, incohérentes.
t-w-i-l-i-g-h-tElle marchait plus vite à présent, comme si elle avait compris qu'elle devait s'échapper. Sa hâte la rendit maladroite – elle trébucha sur un livre et tituba, manquant de justesse de tomber sur la fille assise à la table devant moi. Vulnérable, faible. Plus que normal pour un humain.
J'essayai de me concentrer sur le visage que j'avais vu dans ses yeux, un visage que j'avais reconnu avec révulsion. Le visage du monstre en moi – le visage que j'avais réduit à l'impuissance grâce à des décennies de discipline et de contrôle intransigeants. Avec quelle facilité il était soudain remonté à la surface !
t-w-i-l-i-g-h-tL'odeur tourbillonna autour de moi à nouveau, dispersant mes pensées et manquant de me propulser hors de mon siège.
t-w-i-l-i-g-h-tNon.
t-w-i-l-i-g-h-tMa main s'agrippa au bord de la table tandis que je tentais de rester sur ma chaise. Le bois ne se montrait pas très coopératif. Ma main écrasa le support et je me retrouvai avec une écharde entre les doigts, laissant l'empreinte de ma main dans le bois qui restait.
t-w-i-l-i-g-h-tDétruire l'évidence. C'était une règle fondamentale. Je pulvérisai rapidement les bords de l'empreinte du bout de mes doigts, ne laissant plus qu'un trou irrégulier en une pile de copeaux sur le sol, que j'éparpillai du pied.
Détruire l'évidence. Dommages collatéraux...
t-w-i-l-i-g-h-tJe savais ce qui allait se passer à présent. La fille n'aurait d'autre choix que de s'asseoir à côté de moi, et je serais obligé de la tuer.
Les innocents badauds de la classe, dix-huit adolescents et un homme, ne seraient pas autorisés à sortir de la salle, ayant vu ce qu'ils allaient bientôt voir.
t-w-i-l-i-g-h-tJe tressaillis à l'idée de ce que j'allais devoir faire. Même dans mes pires moments, jamais je n'avais commis une telle atrocité. Je n'avais jamais tué d'innocents, pas un en huit décennies. Et voilà qu'à présent je planifiais d'en supprimer une vingtaine d'un coup.
t-w-i-l-i-g-h-tLe visage du monstre dans le miroir me regarda d'un air narquois.
Même si une partie de moi frissonnait en pensant au monstre, une autre se réjouissait de ce que je préparais.
Si je tuais la fille en premier, je n'aurais que quinze ou vingt secondes avec elle avant que les humains dans la pièce ne réagissent. Peut-être un peu plus, s'ils ne se rendaient pas tout de suite compte de ce que je faisais. Elle n'aurait pas le temps de crier ou d'avoir mal ; je ne la tuerais pas cruellement. C'était tout ce que je pouvais offrir à cette étrangère au sang si horriblement désirable.
Mais dans ce cas, je devrais empêcher les autres de s'échapper. Je n'aurais pas à m'inquiéter des fenêtres, trop petites et hautes pour permettre à quiconque de s'échapper. Seulement la porte – si je la bloquais, ils étaient piégés.
t-w-i-l-i-g-h-tCela serait plus lent et plus compliqué, essayer de les prendre tous alors qu'ils seraient paniqués en train de se bousculer, au milieu du chaos. Assez de temps pour qu'il y ait beaucoup de cris. Quelqu'un entendrait... et je serais forcé de tuer encore plus d'innocents pendant cette heure sombre.
Et son sang refroidirait pendant que je serais occupé à tuer les autres.
t-w-i-l-i-g-h-tL'odeur me punit, fermant ma gorge d'une douleur sèche...
Les témoins d'abord alors.
t-w-i-l-i-g-h-tJe me représentai mentalement la pièce. J'étais au milieu, dans la rangée la plus éloignée de la porte. Je m'occuperais du côté droit en premier. J'estimais pouvoir briser quatre ou cinq nuques par seconde. Cela ne ferait pas de bruit. Le côté droit aurait de la chance ; il ne me verrait pas venir. Le temps de faire toute la rangée de gauche, il me faudrait, au plus, cinq secondes pour mettre un terme à toutes les vies présentes dans le labo.
Assez longtemps pour que Bella Swan voie brièvement ce qui allait lui arriver. Assez longtemps pour qu'elle ait peur. Assez longtemps, peut-être, si le choc ne la pétrifiait pas sur place, pour qu'elle pousse un cri. Un cri ténu qui ne ferait accourir personne.
t-w-i-l-i-g-h-tJe pris une profonde inspiration, et l'odeur fut un feu qui parcourut mes veines sèches, incendiant ma poitrine pour consumer toute parcelle de la bonté dont j'étais capable.
Elle se retournait. Dans quelques secondes, elle ne se tiendrait qu'à quelques centimètres de moi.
Le monstre dans ma tête sourit à l'avance.
t-w-i-l-i-g-h-tQuelqu'un ferma bruyamment son classeur quelque part sur ma gauche. Je ne levai pas les yeux pour voir lequel de ces humains voués à disparaître était à la source du bruit. Mais le mouvement m'envoya une bouffée d'air ordinaire, dépourvu d'odeur.
t-w-i-l-i-g-h-tL'espace d'une seconde, je fus capable de réfléchir clairement. Pendant cette précieuse seconde, deux visages s'imposèrent à ma vue, côte à côte.
L'un était le mien, ou plutôt ce qu'il avait un jour été : le monstre aux yeux rouges qui avait tué tant de gens que j'avais cessé de les compter. Des meurtres rationnels, justifiés. Un tueur de tueurs, un tueur d'autres monstres moins puissants. C'était un complexe divin, je le reconnaissais – décider qui méritait la peine de mort. C'était un compromis auquel j'étais parvenu seul. Je me nourrissais de sang humain, mais seulement au sens le plus vague. Mes victimes étaient, de par leurs passe-temps répugnants, à peine plus humaines que moi.
L'autre était celui de Carlisle.
t-w-i-l-i-g-h-tIl n'y avait aucune ressemblance entre ces deux visages. Ils étaient le jour et la nuit.
Il n'y avait d'ailleurs aucune raison pour qu'ils se ressemblent. Carlisle n'était pas mon père au sens biologique du terme. Nous n'avions pas de points communs. La similarité de notre teint était le résultat de ce que nous étions ; tous les vampires avaient la même peau de glace. La ressemblance de la couleur de nos yeux avait une autre cause – le reflet d'un choix mutuel.
t-w-i-l-i-g-h-tEt en ce moment, alors qu'il n'y avait au départ aucun point commun entre nous, j'imaginai que mon visage avait commencé à ressembler au sien pendant les soixante-dix ans que j'avais passé à respecter son choix et suivre ses traces. Mes traits n'avaient pas changé, mais il me semblait à présent qu'un peu de sa sagesse marquait mon expression, qu'on pouvait retrouver une partie de sa compassion dans la forme de ma bouche, que des traces de sa patience se lisaient clairement sur mon front.
Toutes ces subtiles améliorations étaient absentes du visage du monstre. Dans un moment, plus rien en moi ne reflèterait les années que j'avais passées avec mon créateur, mon mentor, mon père de toutes les façons possibles. Mes yeux rougeoieraient comme ceux d'un démon ; toute ressemblance serait perdue à jamais.
t-w-i-l-i-g-h-tDans ma tête, les yeux pleins de bonté de Carlisle ne me jugeaient pas. Je savais qu'il me pardonnerait l'acte horrible que je m'apprêtais à faire. Parce qu'il m'aimait. Parce qu'il me croyait meilleur que je ne l'étais réellement. Et il continuerait à m'aimer, même si je lui prouvais bientôt qu'il avait tort.
Bella Swan s'assit, ses mouvements raidis et maladroits – de peur ? – et l'odeur de son sang forma un nuage inexorable autour de moi.
Je prouverais à mon père qu'il avait tort. La souffrance que cet acte lui causerait serait presque aussi douloureuse que la sécheresse dans ma gorge. Je m'éloignai d'elle par répulsion – révolté par le monstre qui brûlait de se saisir d'elle.
Pourquoi était-elle venue ici ? Pourquoi fallait-il qu'elle existe ? Pourquoi était-elle venue gâcher la paix que j'avais réussi à instaurer dans ma non-vie ? Pourquoi cette exaspérante humaine était-elle née ? Elle me ruinerait.
t-w-i-l-i-g-h-tJe tournai mon visage vers l'extérieur de la table, sous l'effet d'une violence subite, une haine irraisonnée parcourant mon être tout entier.
t-w-i-l-i-g-h-tQui était cette créature ? Pourquoi moi, pourquoi maintenant ? Pourquoi devais-je tout perdre simplement parce qu'elle avait choisi d'apparaître dans cette invraisemblable petite ville ?
Pourquoi était-elle venue !
Je ne voulais pas être un monstre ! Je ne voulais pas tuer cette pièce remplie d'adolescents sans défense ! Je ne voulais pas perdre tout ce que j'avais péniblement gagné au cours d'une vie de sacrifice et d'abnégation !
Je ne le ferais pas. Elle ne pourrait pas m'y obliger.
t-w-i-l-i-g-h-tSon odeur était un problème, l'hideusement attirante odeur de son sang. S'il existait ne serait-ce qu'une façon de résister... si seulement une autre bouffée d'air frais pouvait éclaircir ma tête une fois de plus.
t-w-i-l-i-g-h-tBella Swan agita sa longue et épaisse chevelure acajou dans ma direction.
Etait-elle folle ? C'était comme si elle encourageait le monstre ! Comme si elle le tentait.
Il n'y avait aucune brise amicale capable d'éloigner son odeur de moi à présent. Tout serait bientôt perdu.
Non, il n'y avait aucune brise capable de m'aider. Mais je n'avais pas besoin de respirer.
Je stoppai le flot d'air qui circulait dans mes poumons ; le soulagement fut instantané, mais incomplet. J'avais toujours le souvenir de son odeur dans la tête, son goût à l'arrière de ma langue. Même à ça je ne pourrais pas résister longtemps. Mais je pouvais peut-être résister une heure. Une heure. Juste assez pour sortir de cette pièce pleine de victimes, victimes qui finalement n'auraient peut-être pas à en être. Si je pouvais résister une petite heure.
t-w-i-l-i-g-h-tNe pas respirer était un sentiment assez inconfortable. Mon corps n'avait pas besoin d'oxygène, mais cela allait à l'encontre de mes instincts. Je dépendais de mon odorat plus que de mes autres sens quand j'étais stressé. Il me montrait le chemin quand je chassais, il était le premier avertissement en cas de danger. Je n'étais pas souvent tombé sur une créature aussi dangereuse que moi, cependant mon instinct de conservation était aussi fort que celui de n'importe quel humain moyen. Inconfortable, mais raisonnable. Plus supportable que la sentir et ne pas planter mes dents dans cette peau douce, claire et translucide, ne pas pouvoir atteindre son sang chaud, bouillonnant et –
Une heure ! Rien qu'une heure. Je ne devais pas penser à l'odeur, au goût.
t-w-i-l-i-g-h-tLa fille, silencieuse, gardait ses cheveux entre nous, se penchant tant qu'ils touchaient son classeur. Je ne pouvais pas voir son visage, ne pouvais pas lire ses émotions dans ses profonds yeux clairs. Etait-ce pour cela qu'elle avait déployé ses longues boucles entre nous ? Pour me cacher ses yeux ? Par peur ? Timidité ? Pour garder ses secrets loin de moi ?
Mon ancienne irritation, de ne pas pouvoir lire ses pensées, n'était plus rien en comparaison du besoin – et de la haine – qui me possédaient désormais. Car je haïssais cette frêle femme-enfant à côté de moi, la haïssais de toute la ferveur avec laquelle je m'accrochais à mon ancien moi, à ma famille, à mes rêves d'être quelqu'un de meilleur que ce que j'étais...
Je la haïssais, je haïssais ce qu'elle me faisait ressentir – cela m'aidait un peu. Oui, l'irritation que j'avais ressentie avant était faible, mais elle aidait cependant. Je m'accrochais à chaque émotion qui me distrairait de la pensée du goût qu'elle aurait...
Haine et irritation. Impatience. L'heure ne passerait-elle donc jamais ?
Et quand elle serait terminée...Elle sortirait de la pièce. Que ferais-je alors ?
Je pourrais me présenter. Bonjour, je m'appelle Edward Cullen. Je peux t'accompagner vers ton prochain cours ?
Elle dirait oui. Ce serait la chose la plus polie à faire. Même si elle me craignait déjà, comme je le suspectais, elle suivrait les conventions et marcherait avec moi. Il serait assez simple de l'entraîner dans la mauvaise direction. Une partie de la forêt s'avançait près des bâtiments, atteignant le coin le plus éloigné du parking. Je pouvais lui dire que j'avais oublié un livre dans ma voiture...
Quelqu'un remarquerait-il que j'étais la dernière personne avec laquelle on l'avait aperçue ? Il pleuvait, comme d'habitude ; deux imperméables sombres ne piqueraient pas trop la curiosité des autres, et ne risquaient pas de me trahir.
t-w-i-l-i-g-h-tSauf que je n'étais pas le seul élève qui s'intéressait à elle aujourd'hui – bien que personne ne soit aussi intensément captivé. Mike Newton, en particulier, était conscient de chaque changement dans ses appuis quand elle remuait sa chaise – elle était mal à l'aise trop près de moi, comme tout le monde, comme ce à quoi je m'étais attendu avant que son odeur ne détruise toutes mes préoccupations charitables. Mike Newton remarquerait si elle quittait la classe avec moi.
Si je pouvais attendre une heure, pouvais-je en attendre deux ?
Je tressaillis à la douleur que me causait la brûlure.
Elle rentrerait chez elle, et sa maison serait vide. Le chef Swan travaillait tard le soir. Je savais où elle se trouvait, tout comme je savais où habitait chacun dans cette ville minuscule. Sa maison était nichée tout contre un petit bois, sans voisins proches. Même si elle avait le temps de crier, ce qui n'arriverait pas, personne ne l'entendrait.
t-w-i-l-i-g-h-tCela serait une façon raisonnable d'agir. Je m'en étais sorti sept décennies sans sang humain, je pouvais bien résister une heure. Et quand je serais seul avec elle, il n'y aurait plus aucun risque que je blesse quelqu'un d'autre. Et pas besoin de se hâter alors que tu as tant d'expérience, acquiesça le monstre dans ma tête.
t-w-i-l-i-g-h-tIl était stupide de penser qu'en sauvant les dix-neuf humains dans cette pièce grâce à mes efforts patients, je serais moins monstrueux au moment de tuer cette fille innocente.
Bien que je la haïsse, je savais que ma haine était injuste. Je savais que ce que je détestais était en réalité moi-même. Et je nous haïrais tous deux tellement plus quand elle serait morte...
t-w-i-l-i-g-h-tJe passai l'heure ainsi – à imaginer les meilleures façons de la tuer. J'essayais d'éviter d'imaginer l'acte lui-même. Cela aurait été trop pour moi ; je risquais de perdre cette bataille et de finir par tuer tous ceux qui se trouvaient dans la salle. Je ne planifiais que ma stratégie, rien de plus. Cela m'aida à supporter l'heure.
t-w-i-l-i-g-h-tA un moment, vers la fin du cours, elle me jeta un coup d'½il à travers la tenture fluide de ses cheveux. Je pouvais sentir la haine injustifiée qui me brûlait quand je croisai son regard – je voyais mon reflet dans ses yeux effrayés. Le sang monta à ses joues avant qu'elle puisse s'abriter à nouveau derrière son rideau, et je faillis succomber.
Mais la cloche sonna. Sauvé par le gong – quel cliché. Nous étions tous les deux sauvés. Elle, sauvée de la mort. Moi, sauvé pour un court moment de l'obligation de redevenir la créature cauchemardesque que je redoutais et méprisais
t-w-i-l-i-g-h-tJe ne parvins pas à garder une allure humaine tant j'avais hâte de sortir de la salle. Si quelqu'un m'avait regardé, il aurait sûrement remarqué qu'il y avait quelque chose d'anormal quant à la façon dont je me déplaçais. Mais personne ne faisait attention à moi. Toutes les pensées humaines continuaient à graviter autour de la fille qui était condamnée à mourir dans un peu plus d'une heure.
Je me cachai dans ma voiture.
Je n'aimais pas penser que je devais me cacher. Ça sonnait tellement lâche. Mais c'était incontestablement le cas.
t-w-i-l-i-g-h-tJe n'avais pas assez d'emprise sur moi-même pour pouvoir m'approcher d''humains sans danger. Fournir autant d'efforts afin d'épargner l'un d'entre eux ne me laissait pas assez de ressources pour résister aux autres. Quel gâchis ce serait. Si je devais céder au monstre, autant que ma défaite en vaille la peine.
t-w-i-l-i-g-h-tJe mis en route un CD qui d'ordinaire me calmait, mais en ce moment il était inefficace. Non, ce qui m'aidait le plus à présent, c'était l'air frais et nettoyé par la pluie fine que j'inspirai profondément par ma fenêtre ouverte. Bien que je me rappelle parfaitement l'odeur enivrante de Bella Swan, cet air propre me faisait l'effet d'une douche qui débarrassait mon corps de cette infection.
J'étais à nouveau sain d'esprit. Je pouvais à nouveau penser. Et je pouvais à nouveau me battre. Me battre contre ce que je ne voulais pas être.
Je n'étais pas obligé d'aller chez elle. Je n'étais pas obligé de la tuer. Evidemment, j'étais une créature rationnelle et pensante, et j'avais le choix. On avait toujours le choix.
Je ne m'étais pas senti comme ça dans la classe... mais j'étais loin d'elle à présent. Peut-être que si je l'évitais très, très prudemment, je n'aurais rien à changer à ma vie. Tout allait comme je le désirais. Pourquoi devais-je laisser cette exaspérante et délicieuse anonyme tout ruiner ?
Je n'étais pas obligé de décevoir mon père. Je n'étais pas obligé de causer à ma mère de l'inquiétude, de l'embarras... de la tristesse. Oui, cela blesserait également ma mère adoptive. Et Esmé était si gentille, si douce et aimante. Faire de la peine à quelqu'un comme elle était absolument inexcusable.
t-w-i-l-i-g-h-tQuelle ironie que j'aie voulu protéger cette fille de la menace dérisoire et inoffensive que représentaient les pensées sarcastiques de Jessica ! J'étais la dernière personne qui se comporterait comme un protecteur envers Bella Swan. Elle n'aurait jamais besoin d'autant de protection que celle dont elle avait besoin contre moi.
t-w-i-l-i-g-h-tOù était Alice ? me demandai-je soudain. Ne m'avait-elle pas vu tuant la fille Swan de multiples façons ? Pourquoi n'était-elle pas venue aider – pour m'arrêter ou m'aider à effacer les traces de l'évidence, qu'importe ? Etait-elle si absorbée par sa surveillance du futur de Jasper qu'elle n'avait pas perçu l'évènement bien plus grave qui risquait d'arriver ? Etais-je plus fort que je ne le croyais ? Ne ferais-je donc rien à la fille ?
t-w-i-l-i-g-h-tNon. Je savais que ce n'était pas vrai. Alice devait être concentrée sur Jasper de toutes ses forces. Je cherchai dans la direction dans laquelle je savais qu'elle était, dans le petit bâtiment qui abritait les salles d'anglais. Il ne me fallut pas longtemps pour localiser sa "voix" familière. Et j'avais raison. Toutes ses pensées étaient tournées vers Jasper, scrutant avec attention chaque minute de son futur.
Je souhaitais qu'elle me donne un conseil, mais en même temps, j'étais heureux qu'elle ne sache pas ce dont j'étais capable. Qu'elle n'ait pas connaissance du massacre que j'avais projeté une heure auparavant.
Je sentis une nouvelle brûlure en moi – celle de la honte. Je ne voulais pas qu'ils sachent.
Si je pouvais éviter Bella Swan, si je pouvais m'arranger pour ne pas la tuer – alors que je pensais cela, le monstre dans mon ventre se tordit et grinça des dents – personne n'aurait besoin de savoir. Si je pouvais rester loin de son odeur...
t-w-i-l-i-g-h-tIl n'y avait aucune raison pour que je n'essaye pas. Pour que je fasse le bon choix. Que je tente d'être ce que Carlisle pensait que j'étais.
t-w-i-l-i-g-h-tLa dernière heure touchait à sa fin. Je décidai de mettre mon plan en action. Cela valait mieux que rester sur le parking où elle risquait de passer et de ruiner toutes mes tentatives. Je ressentais encore cette haine injustifiée envers la fille. Je détestais qu'elle ait ce pouvoir inconscient sur moi. Qu'elle puisse m'obliger à être quelque chose que je ne supportais pas.
t-w-i-l-i-g-h-tJe me dirigeai vivement – un peu trop vivement, mais il n'y avait pas de témoins – vers l'accueil du lycée. Il n'y avait aucune raison pour que Bella Swan croise mon chemin. Je l'éviterais comme le fléau qu'elle était.
Il n'y avait personne à l'accueil à part la secrétaire, celle que je voulais voir.
Elle ne remarqua pas mon entrée silencieuse.
t-w-i-l-i-g-h-t- Mme Cope ?
t-w-i-l-i-g-h-tLa femme aux cheveux d'un rouge artificiel leva la tête et ses yeux s'agrandirent. Cela les mettait toujours sur leurs gardes, ces petits signes qu'ils ne comprenaient pas, quel que soit le nombre de fois qu'ils avaient vu l'un d'entre nous auparavant.
t-w-i-l-i-g-h-t- Oh, fit-elle, le souffle coupé et un peu troublée. Elle tira sur son tee-shirt. Stupide, pensa-t-elle. Il a quasiment l'âge d'être mon fils. Trop jeune pour penser à lui comme ça... "Bonjour, Edward. Que puis-je faire pour toi ? " Ses cils battaient derrière ses épaisses lunettes.
t-w-i-l-i-g-h-tMal à l'aise. Mais je savais me montrer charmant quand je le désirais. C'était simple, dès lors que je savais ce qu'ils pensaient de mes gestes ou de mes intonations.
t-w-i-l-i-g-h-tJe me baissai vers elle, la regardant comme si j'étais ensorcelé par ses yeux marron terne. Ses pensées se troublaient déjà. Ce serait facile.
- Je me demandais si vous pouviez m'aider à propos de mon emploi du temps, dis-je de ma voix la plus douce, celle que j'utilisais pour ne pas effrayer les humains.
J'entendis son rythme cardiaque s'affoler.
- Bien sûr, Edward, comment puis-je t'aider ? " Trop jeune, trop jeune, se répétait-elle. Elle avait tout faux, bien entendu. J'étais plus âgé que son grand-père. Mais si on s'en tenait à mon permis de conduire, elle avait raison.
- Je me demandais s'il était possible d'échanger mon cours de biologie avec une matière de niveau terminale. Peut-être la physique ?
- As-tu un problème avec M. Banner, Edward ?
- Non, pas du tout, c'est juste que j'ai déjà étudié ce qu'on fait en ce moment, alors...
- Dans cette école avancée dans laquelle tu étais en Alaska, c'est bien ça ? " Elle pinça ses fine lèvres en disant cela. Ils devraient tous être à l'université. J'ai entendu les professeurs se plaindre. Parfaits en tous points, jamais une réponse hésitante, jamais une faute aux contrôles – comme s'ils avaient trouvé un moyen de tricher dans toutes les matières. M. Varner préférerait croire qu'on triche plutôt que d'admettre qu'un élève est plus intelligent que lui... Je parie que leur mère leur paye des cours particuliers... "En fait, Edward, la classe de physique est pleine. M. Banner n'aime pas avoir plus de vingt-cinq élèves en même temps. "
- Je ne dérangerai personne.
t-w-i-l-i-g-h-tBien sûr que non. Pas un parfait Cullen.
- Je le sais, Edward, mais il n'y aura pas assez de sièges et...
- Je pourrais peut-être laisser tomber cette matière, alors. J'utiliserai ce temps libre pour étudier seul. "
- Laisser tomber la biologie ? " Elle resta bouche bée. C'est n'importe quoi. Quel problème pourrait-il avoir à étudier un sujet qu'il connaît déjà ? Il doit y avoir un problème avec M. Banner. Je devrais peut-être en parler à Bob... " Tu n'auras pas assez de points pour obtenir ton diplôme. "
- Je rattraperai l'année prochaine. "
- Tu devrais peut-être en parler à tes parents. "
t-w-i-l-i-g-h-tLa porte s'ouvrit derrière moi, mais qui que ce soit il ne pensa pas à moi, je ne m'en préoccupai donc pas et me concentrai sur Mme Cope. Je me rapprochai légèrement, et agrandis un peu mes yeux. Cela marchait d'ordinaire mieux quand ils étaient dorés. La noirceur faisait peur aux gens, à juste titre.
- Je vous en prie, Mme Cope." Je rendis ma voie aussi onctueuse et persuasive que possible – et elle pouvait être très persuasive. "N'y a-t-il aucune autre matière avec laquelle je pourrais échanger ? Il doit bien y avoir un autre horaire disponible ? Six heures de biologie n'est sûrement pas la seule option..."
t-w-i-l-i-g-h-tJe lui souris, faisant attention à ne pas trop découvrir mes dents pour ne pas l'effrayer, laissant mon expression adoucir mon visage.
t-w-i-l-i-g-h-tSon rythme cardiaque s'emballa. Trop jeune, se rappela-t-elle frénétiquement.
- Eh bien, peut-être pourrai-je parler à Bob – je veux dire M. Banner. Je verrai si –
t-w-i-l-i-g-h-tIl ne fallut qu'une seconde pour tout changer ; l'atmosphère dans la pièce, ma mission ici, la raison pour laquelle je m'étais penché vers la femme aux cheveux rouges... Ce que j'avais accompli dans un but précis se détourna vers un autre.
t-w-i-l-i-g-h-tIl ne fallut qu'une seconde à Samantha Wells pour ouvrir la porte et jeter son billet de retard dans la corbeille près de l'entrée, puis se précipiter dehors, dans sa hâte de quitter le lycée. Il ne fallut qu'une seconde pour que la soudaine bourrasque de vent s'engouffre dans mes narines. Il ne me fallut qu'une seconde pour réaliser pourquoi le premier arrivant ne m'avait pas dérangé avec ses pensées.
t-w-i-l-i-g-h-tJe me retournai, bien que je n'eusse pas besoin de vérifier. Je pivotai lentement, luttant pour garder le contrôle sur mes muscles qui se rebellaient.
Bella Swan se tenait à l'entrée du bureau, son sac adossé au mur, une feuille de papier serrée fort entre ses doigts. Ses yeux s'agrandirent encore plus quand elle croisa mon regard féroce et inhumain.
t-w-i-l-i-g-h-tL'odeur de son sang satura chaque particule d'air dans la pièce étroite et surchauffée. Ma gorge s'enflamma.
t-w-i-l-i-g-h-tLe monstre me jeta à nouveau un regard furieux depuis ses prunelles, masque démoniaque.
t-w-i-l-i-g-h-tMa main hésita dans l'air au-dessus du comptoir. Je n'aurais pas besoin de regarder où se trouvait Mme Cope avant de l'escalader et d'aplatir sa tête avec tant de force que cela la tuerait. Deux vies, au lieu de vingt. Un échange.
Le monstre affamé attendait anxieusement que je le fasse.
Mais on avait toujours le choix – on devait l'avoir.
t-w-i-l-i-g-h-tJe stoppai le mouvement de mes poumons, et fixai le visage de Carlisle devant mes yeux. Je me retournai vers Mme Cope, et entendis sa surprise interne devant le brusque changement de mon expression. Elle recula loin de moi, mais sa peur ne prit pas forme de mots cohérents.
t-w-i-l-i-g-h-tUtilisant tout le contrôle que j'avais acquis pendant des décennies d'abnégation, je rendis ma voix douce et égale.
- Tant pis. C'est impossible, et je comprends. Merci quand même.
t-w-i-l-i-g-h-tJe tournai les talons et m'élançai à l'extérieur, essayant de ne pas sentir la chaleur du sang de la fille alors que je ne passais qu'à quelques centimètres d'elle.
t-w-i-l-i-g-h-tJe ne m'arrêtai pas avant d'être arrivé dans ma voiture, bougeant trop vite pendant tout le trajet. La plupart des humains avaient déjà quitté les lieux, il n'y avait donc plus beaucoup de témoins. J'entendis un étudiant de deuxième année, D.J. Garrett, me remarquer, sans me prêter attention.
D'où est arrivé Cullen – c'est comme si il était sorti de nulle part... Voilà que je me laisse emporter par mon imagination encore une fois. Maman me dit toujours...
t-w-i-l-i-g-h-tQuand je me glissai dans ma Volvo, les autres y étaient déjà. J'essayai de contrôler ma respiration, mais je haletais comme si j'étais en train d'étouffer.
- Edward ? me demanda Alice, alarmée.
t-w-i-l-i-g-h-tJe secouai la tête.
- Bon sang, qu'est-ce qui t'est arrivé ? s'enquit Emmett, pour le moment distrait du fait que Jasper ne soit pas d'humeur à lui accorder sa revanche.
t-w-i-l-i-g-h-tAu lieu de répondre, je démarrai la voiture en marche arrière. Je devais partir de là avant que Bella Swan puisse m'y suivre aussi. Mon démon personnel, celui qui me hantait... Je fis demi-tour et accélérai. Je passai la quatrième avant d'arriver sur la route. Une fois dessus, je mis la cinquième avant d'en tourner le coin.
t-w-i-l-i-g-h-tSans regarder, je sus que Rosalie, Emmett et Jasper s'étaient tous tournés vers Alice. t-w-i-l-i-g-h-tElle haussa les épaules. Elle ne pouvait pas voir ce qui s'était passé, seulement ce qui allait arriver.
t-w-i-l-i-g-h-tA présent, elle cherchait dans mon futur. Nous vîmes en même temps ce qui défilait dans sa tête, et nous fûmes aussi surpris l'un que l'autre.
- Tu t'en vas ? murmura-t-elle.
t-w-i-l-i-g-h-tLes autres avaient les yeux fixés sur moi à présent.
- Vraiment ? sifflai-je entre mes dents.
t-w-i-l-i-g-h-tElle vit alors mon futur changer brutalement, le choix que je venais de prendre l'entraînant dans une direction bien plus sombre.
- Oh.
t-w-i-l-i-g-h-tBella Swan, morte. Mes yeux, rendus cramoisis par le sang frais. Les recherches que cela entraînerait. Le temps nécessaire qu'il nous faudrait attendre avant de pouvoir à nouveau nous montrer au grand jour et tout recommencer...
- Oh, répéta-t-elle. La vision devint plus nette. Je voyais l'intérieur de la maison du chef Swan pour la première fois, voyais Bella dans une petite cuisine aux placards jaunes, le dos qu'elle m'offrait alors que je la traquais depuis les ténèbres...son odeur m'attirant irrépressiblement...
- Stop ! grondai-je, incapable d'en supporter plus.
- Désolée, murmura-t-elle, les yeux grands ouverts
t-w-i-l-i-g-h-tLe monstre se réjouit.
t-w-i-l-i-g-h-tEt la vision dans sa tête changea à nouveau. Une autoroute vide de nuit, les arbres qui la bordaient couverts de neige, moi filant à la vitesse de l'éclair, dépassant allègrement les deux cent kilomètres à l'heure.
- Tu me manqueras, me déclara-t-elle. Même si tu ne pars pas longtemps.
t-w-i-l-i-g-h-tEmmett et Rosalie échangèrent un long regard d'appréhension.
t-w-i-l-i-g-h-tNous étions presque arrivés à la longue allée qui menait chez nous.
- Dépose-nous là, ordonna-t-elle. Mais tu devrais le dire à Carlisle toi-même.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'acquiesçai et arrêtai la voiture dans un crissement de pneus.
t-w-i-l-i-g-h-tEmmett, Rosalie et Jasper sortirent en silence ; ils demanderaient à Alice de s'expliquer une fois que je serais parti. Alice pressa mon épaule.
- Tu feras ce qu'il faut ", m'assura-t-elle. Pas une vision cette fois – un ordre. " Elle est la seule famille de Charlie Swan. Ça le tuerait aussi."
- Oui, répondis-je, d'accord seulement avec la dernière partie.
t-w-i-l-i-g-h-tElle se glissa dehors pour rejoindre les autres, les sourcils froncés par l'anxiété. Ils se fondirent dans les bois, hors de vue avant que j'aie effectué mon demi-tour.
t-w-i-l-i-g-h-tJ'accélérai en retournant vers la ville, sachant que les visions d'Alice passeraient des ténèbres à la lumière, à la manière d'un stroboscope. Tandis que j'entrais dans Forks, frôlant les 150 km/h, je n'étais pas vraiment sûr de la direction que j'allais prendre ensuite. Irais-je à l'hôpital dire au revoir à mon père ? Ou faire ce que me dictait le monstre en moi ? La route s'envola sous mes pneus.


_______________________________________________

En bonus, voici deux videos que je trouve très bien pour illustrer cette vision...

Ici et ici...

_______________________________________________

ICI se trouvent les 12 premiers chapitres de Midnight sun!!!
(Il vous faut Adobe Reader pour les lire!)
/!\
Stephenie a précisé ici que ce n'était que des brouillons. Elle a dû les publier officiellement car des copies avaient été mise en ligne illégalement alors qu'elle n'a toujours pas fini de travailler dessus. Cet acte l'a tellement attristée qu'elle ne pense pas travailler deçu pendant un moment...
:(

Ahhhh!!! :D Dans cette interview, Stephenie dit qu'elle terminera l'écriture de Midnight sun quand les gens arrêteront de lui demander si elle le fera! XD)


Qu'en pensez-vous?

# Posté le mardi 26 février 2008 19:12

Modifié le vendredi 13 mars 2009 12:17